La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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mardi 25 Fév, 2014
Catégorie : Formation

A propos du futur BTS fonderie et pour lancer l’important débat

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Cette nouvelle rénovation fait jaillir une somme de questions et il serait souhaitable d’avoir des réponses. Ces questions s’adressent aussi bien au ministère de l’Éducation Nationale, aux fondeurs et aux enseignants.

Il faut tout d’abord savoir qu’en 2011, il y a déjà eu une rénovation du BTS avec la volonté de dépoussiérer
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le BTS Mise en Forme des Alliages Moulés qui avait 20 ans (environ). Cette rénovation durera donc 6 ans puisque 2015, nouvelle consultation pour application en 2017/2018.

Mais quelle est la raison de cette rénovation? Quelques réponses dans cette lettre envoyée aux fondeurs :
– faire un BTS plus scientifique
– amener 25% de bac pro au niveau BTS
– faire une année de spécialisation métier en licence (Bac+3)
– réunir dans un même BTS, des enseignements techniques en Fonderie/Forge/Plasturgie/Usinage.

Mais aujourd’hui, dans les BTS Fonderie, qui les remplit ? si il n’y a pas 25% de bac pro, d’où viennent les 75% autres? De STI2D, le nouveau bac, où les élèves ne voient pas ou peu la fonderie?

Faire un BTS scientifique. C’est une très bonne idée, mais n’y avait il pas déjà cette volonté dans la rénovation de 2011? Ou la commission, qui a travaillé dessus, est passée à côté de ça? Que dit le référentiel, qui sert aux enseignants, à ce sujet ?
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Les fonderies vont donc embaucher des BTS qui sauront tout sur tous les métiers. Est ce que le métier de fondeur a changé à ce point pour recruter des Bac+2 sans de réelles connaissances techniques ?

L’université sera contente d’apprendre que l’année de licence sera technique puisque ce sera le moment d’enseigner la spécialité.

On peut se poser cette dernière question, n’est ce pas seulement une opportunité pour le ministère, qui en regroupant 4 BTS en 1, pourra diminuer le nombre d’enseignants? Car on peut le penser, Chartres a fermé ses portes de son atelier fonderie, mais d’autres vont surement suivre cette voie.

Bien entendu, si les industriels de la fonderie pensent que c’est ce qu’il y a à faire, il faut vite rénover ce BTS. Dans le cas contraire, que faire ?

Et pour finir, allez voir la définition du mot « Supra » BTS, ça vaut le coup !

Zone de commentaire !

2 commentaires pour : "A propos du futur BTS fonderie et pour lancer l’important débat"

  1. Avec le recul professionnel que je peux avoir et qui m’a permis de visiter un certain nombre de fonderies à travers le monde,en Europe et en Amérique du Sud, le métier reste le métier, c’est la notion principale de ce que doit être un BTS Fonderie.
    Il y a trois grands items: la conception des pièces moulées, les outillages (études et réalisation) et l’industrialisation c’est à dire le process.
    Qu’un étudiant sortant de BTS Fonderie ne soit pas un mouleur-noyauteur on peut l’admettre mais il doit savoir ce que c’est at avoir pratiqué, par contre il doit être irréprochable sur les trois items que je viens de citer.
    Je complèterai mon propos par une bonne maîtrise de l’Anglais, il doit être bilingue dans le sens pratique ! et je terminerai pas une connaissance économique c’est à dire savoir ce que veut dire les comptes de résultats d’une entreprise, la MOP, l’investissement .
    Ceci n’est que mon humble avis et le vécu dans une grande entreprise mais les soucis dune moyenne voir petite n’est certainement pas si éloigné.
    En clair il est plus que temps de réhabiliter le métier dans notre pays sur des bases solides avec des gens motivés pour cela.
    Dans tout mon parcours j’ai rencontré des patrons qui se plaignaient de ne pas trouver de gens à embaucher: chercher l’erreur pourtant forge, fonderie, usinage sont pourvoyeurs d’emplois.

  2. Déjà pour attirer les jeunes dans le métier, ce n’est pas simple. Les médias passent leur temps à filmer des usines sidérurgiques qui ferment, les piquets de grève, des pneus qui brûlent…
    Au-delà du drame humain, c’est l’inconscient collectif qui évolue. Dans les années 60, on enseignait par exemple que la richesse d’un pays se mesurait par le tonnage d’acier produit et transformé. On était fiers de contribuer à cette richesse. Aujourd’hui, les préoccupations sont différentes. Tout le monde veut son bureau, son ordinateur…ses RTT. Les jeunes souhaitent travailler en blouse blanche pour ne pas risquer de faire partie des camarades qui luttent pour le maintien de leur emploi. Alors plus de science et moins de technique, ça se comprend car l’industrie aux yeux du public, c’est has-been. Je suis fondeur, mais ne dites rien à ma mère, elle croit que je suis chômeur.

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