« On n’avait pas honte de faire faire ça aux femmes ! » : deux anciens ouvriers racontent le dur labeur et l’esprit de Rosières
Au cœur du hameau de Rosières, le musée de la fonderie préserve bien plus que des cuisinières de collection : il abrite les morceaux de vie de générations d’ouvriers. Entre nostalgie des années de camaraderie et souvenirs d’un labeur éreintant – notamment pour les femmes en début de chaîne -, deux anciens de l’usine, Pierre Skaskow et Brahim Mokhnachi, ouvrent la boîte à souvenirs d’un site industriel hors norme, définitivement fermé en 2025.
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Publié le 10 juillet 2026

Dans le hameau de Rosières, tout ramène à l’usine. Son empreinte est partout. Prenez le musée de la fonderie. Il est installé place Léon-Dupuis, du nom d’un des patrons au XIXe.
Le petit musée rend autant hommage à ce qu’a produit Rosières, qu’aux hommes et femmes qui y ont travaillé dur. Les fameuses cuisinières trônent en majesté, au milieu. Noires en fonte, émaillées… Certains modèles sont touchés par l’Art nouveau, l’Art déco. De l’utilitaire, mais beau.
Il y a les prototypes que les représentants transportaient et qui pèsent l’équivalent de plusieurs packs d’eau. Au détour d’une publicité, on apprend que la cuisinière du film le Sauvage avec Catherine Deneuve et Yves Montand, est une Rosières.
