Thyssenkrupp Isbergues. 550 salariés. Fermée de juin à septembre 2026.
Une fermeture estivale ? Non. Une fermeture définitive ? Non plus.
Une fermeture pour « stabiliser l’entreprise ».
Ce site produit de l‘acier électrique à grains orientés.
Un matériau dont on n’entend jamais parler.
Et pourtant, il est partout.
Dans les transformateurs des réseaux électriques.
Dans les éoliennes.
Dans les sous-stations qui alimentent les usines.
Sans lui, pas de transport d’électricité efficace.
Pas de transition énergétique.
Pas de réseau.
Pourquoi cette fermeture ?
Depuis 2022, les importations d’acier électrique dans l’UE ont triplé et représentent désormais plus de 50% du marché européen.
Des importations asiatiques vendues en dessous des coûts de production européens.
Thyssenkrupp Isbergues est l’un des deux derniers producteurs européens de ce matériau.
C’est un signal stratégique majeur.
Quand l’un des derniers producteurs européen d’un matériau critique ferme temporairement alors que la demande mondiale va tripler d’ici 2050, selon les études de marché, la question n’est pas « est-ce que ça va repartir ? » mais « est-ce que vous avez un plan B si ça ne repart pas ? »
(Source : L’Usine Nouvelle & Thyssenkrupp)
