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Par : piwi
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dimanche 03 Mai, 2026
Catégorie : Actu flash

Portes ouvertes du technicentre industriel Nevers

2.500 personnes accueillies pour la 80e édition des portes ouvertes du technicentre industriel Nevers Languedoc

2.500 Nivernaises et Nivernais ont participé, ce vendredi 1er mai, à la 80e édition des portes ouvertes du technicentre industriel Nevers Languedoc. Présentation des professions des agents et compétences du site, job dating, simulation de conduite… Une matinée de découverte, passée avec entrain parmi les trains.

Publié le 01 mai 2026 à 17h20

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Les clochettes de muguet sonnent le premier mai, le sifflet du train dédié aux baptêmes, la traditionnelle ouverture des portes du technicentre industriel Nevers Languedoc, à Varennes-Vauzelles.

« Déjà de retour ? » Ce pontier, qui a quitté son poste à 4 heures du matin, franchit l’entrée, salué par ses collègues en gilet orange. Nombreux sont les salariés qui profitent de cette journée pour inviter leurs proches à découvrir leur lieu de travail, qui s’étend sur une vingtaine d’hectares, dont sept couverts.

Simples curieux et ferrovipathes complètent la liste : au total, 2.500 personnes ont déambulé dans l’immensité du site, guidées par une centaine de volontaires.

Le technicentre associe deux activités, explique le directeur de l’établissement Frédéric Crétaud : la maintenance et la rénovation du matériel roulant, ainsi que la révision et la réparation de pièces déposées. Des essieux, par exemple (exactement 2.634 ont été révisés l’an passé), ou bien des sièges de conducteurs (plus de 6.000 en 2025).

Le technicentre compte 80 alternants, dans le prolongement « de la culture cheminote », d’une forme de « compagnonnage », expose Frédéric Crétaud. L’avenir de « ce savoir-faire que les autres n’ont pas », inscrit « dans l’ADN de la SNCF, qui répare du matériel depuis son origine », passe par la transmission des gestes et des techniques.

En témoigne la présentation au public de l’Université du Matériel, structure basée au Mans, qui propose des formations initiales et continues dans le domaine de la maintenance ferroviaire. « Et ça embauche, en ce moment, dans la peinture ? », demande un visiteur, tandis qu’un autre, pistolet en main et casque de réalité virtuelle sur les yeux, s’initie à la pratique. Les portes ouvertes permettent également de partager les besoins de recrutement.

De la fonderie à la sellerie

Un peu plus loin, un four bâille devant un petit groupe, enveloppant les corps d’une haleine brûlante. C’est la fonderie dans laquelle opèrent Frédéric Gomes da Silva et son équipe, travaillant le régule, un alliage métallique, pour les boîtes d’essieux. « On est les derniers à faire ça sur ces engins », présente-t-il. Parmi lesdits engins, le petit train jaune des Pyrénées.

Le technicentre travaille en effet à la remise en état de trains de toute la France, à 95 %, encore, pour la SNCF – un pourcentage qui devrait diminuer du fait de l’ouverture à la concurrence.

Sellerie, couture (25 agents dédiés), peinture de caisses et pièces, chaudronnerie… Le parcours se poursuit, égayé par le refrain des Yeux d’Émilie joué par une fanfare. Les mélodies des cuivres ricochent sur le corps des rames (39 traitées l’an dernier, dont 31 opérations dites de “mi-vie”).

Avant de quitter l’imposant bâtiment, les regards se lèvent vers un bogie (un chariot) circulant dans les airs, suspendu à la main grise d’un crochet, presque aussi léger qu’un oiseau…

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