A Arbot, les cloches portent le souvenir des fondeurs Petitfourt-Richebourg
Les deux plus grosses cloches de l’église d’Arbot sont l’œuvre de Paul-François Petitfourt. Né à Breuvannes, le 24 janvier 1810, ce saintier est le fils du fondeur de cloches Michel Petitfourt. Il se marie à Arbot le 9 mars 1837, avec Reine-Adeline Desalle, native du village. Il crée ensuite la fonderie de cloches d’Arbot.
Hippolyte 1824-1869 son frère cadet fut son associé avant de devenir fondeur de cloches ambulant pour son compte personnel. De 1857 à 1872 il travaille à Arbot avec son gendre Abel Richebourg.
Loin de la Haute-Marne, les innombrables réalisations de la fonderie sonnèrent à toute volée dans les clochers au-delà du département, de la cathédrale de Chartres, de Bruges entre-autres…
Le Bassigny est une terre de saintiers ou fondeurs de cloches. C’est à la fin du XIV siècle que l’on trouve la trace des premiers fondeurs de cloches dont le Bassigny est l’épicentre.Les richesses naturelles en forêts et en minerai de fer ont déterminé une tradition de fondeurs. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, 178 fondeurs travaillèrent de concert à Breuvannes et 29 à Colombey-lès-Choiseul et Meuvy. A compter du XIXe siècle, Breuvannes demeurera le seul village à poursuivre l’art campanaire.
Louis Paul Richebourg, petit-fils de de Paul François, est le dernier fondeur de cloches du pays d’Auberive. Le jeune homme est décédé à 19 ans d’un accident de chasse. Un monument en forêt entre Giey-sur-Aujon et Arbot, rappelle son souvenir aux rares visiteurs…


