Kurtz Ersa a cédé sa division Machines de fonderie à l’Autrichien Fill
C’est dans le cadre de sa transformation que Kurtz Ersa a revendu le 20 avril, pour un montant non dévoilé, sa division Machines de fonderie au fabricant autrichien de machines Fill, à travers une transaction d’actifs. La transaction devrait être finalisée le 1er juillet.
Thomas Mühleck, le CEO de Kurtz Ersa, explique les motifs de cette opération : « Nous avons décidé de transférer notre activité de solutions sur mesure à Fill, notre concurrent de longue date et partenaire de projet. Grâce à ses lignes de fonderie entièrement automatisées, incluant l’usinage et la finition de surface, Fill offre la plateforme idéale pour renforcer et développer Kurtz Foundry Machines, au bénéfice de nos clients historiques ». Andrea Carta, son homologue dans la division Machines de moulage chez Kurtz, complète : « Avec Fill, nous sommes convaincus que nos clients continueront de bénéficier d’un excellent support, ce qui était une préoccupation majeure pour Kurtz Ersa. Nous pouvons ainsi garantir un transfert sans faille de notre expertise technique et industrielle en matière de planification de projets, de ventes et d’ingénierie d’application ».
Kurtz Ersa (1750 salariés) fabrique des systèmes de soudage, des machines à mousse, des imprimantes 3D et des solutions d’automatisation, En 2025, le Munichois s’est lancé dans le segment d’activité stratégique des semi-conducteurs et du micro-emballage grâce à l’acquisition de deux unités commerciales, ATV Technologie et Häcker Automation. Dans le même temps, son activité évolue de plus en plus de la fabrication de machines sur mesure vers la standardisation et la production mondiale.
Fin 2025, l’Allemand soulignait que « la production est réalisée là où se trouvent les marchés et où Kurtz Ersa peut être compétitive. Il ne s’agit pas de délocaliser toute la production d’Allemagne vers d’autres pays, mais plutôt de produire de manière ciblée, en fonction des conditions géopolitiques et des facteurs de marché. C’est la seule voie possible pour assurer la croissance ». La société lorgne principalement du côté de l’Asie du Sud-Est et de l’Europe de l’Est. Elle affiche 290 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2025. Aujourd’hui, elle revendique une « croissance exceptionnelle, notamment dans le secteur de l’électronique ».

