Le groupe britannique Paralloy vient de signer un partenariat avec le géant français du nucléaire Framatome.Une bonne nouvelle pour l’avenir de Firth Vickers France, ex-Fonderies Hachette et Driout
Les anciennes Fonderies Hachette et Driout voient leur avenir se confirmer un peu plus, avec l’officialisation du partenariat entre leur maison-mère Paralloy et le géant français du nucléaire.
C’était une promesse des Anglais lorsqu’ils ont racheté les Fonderies Hachette et Driout, en février 2026. Le groupe Paralloy vient d’officialiser son partenariat avec Framatome. C’est par un communiqué commun du 17 juillet que les deux entreprises ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique, « pour renforcer les chaînes d’approvisionnement en pièces moulées en acier destinées aux secteurs du nucléaire et de la défense ».
« Cette prise de participation permettra de consolider deux sites de fonderie emblématiques de France »
Concrètement, Framatome entre au capital de Manoir France, filiale de Paralloy, dont dépend Firth Vickers France, le nouveau nom des Fonderies Hachette et Driout. Une prise de participation minoritaire du géant français du nucléaire (dont le montant n’a pas été communiqué), qui sécurise un peu plus l’avenir de l’usine bragarde, après le flop du rachat par le Français ACI Group en 2025, qui n’aura duré qu’un an.
Selon le communiqué, « cette collaboration constitue une étape majeure dans le renforcement des capacités industrielles au service de secteurs stratégiques. Elle soutient la croissance à long terme d’une industrie de fabrication de haute intégrité, essentielle aux filières nucléaire et défense. » Devant le tribunal des affaires économiques de Lyon, qui avait entériné le rachat d’Hachette et Driout, le groupe Paralloy et Framatome s’étaient engagés à investir 7 millions d’euros sur le site de Saint-Dizier, et à remplir son carnet de commandes.
« Créer de l’emploi à moyen et à long terme »
Grégoire Ponchon, directeur général de Framatome, confirme d’ailleurs que « cette prise de participation permettra de consolider deux sites de fonderie emblématiques de France (Manoir France dans l’Eure, et Firth Vickers France à Saint-Dizier, Ndlr). Elle nous donne un levier supplémentaire pour renforcer notre souveraineté industrielle et sécuriser nos chaînes d’approvisionnement, notamment pour le programme EPR2 et pour l’industrie de la défense. »
S’il n’est pas encore question d’embauches, Robert McGowan, CEO de Paralloy, s’est engagé, lors d’une visite en terres bragardes, le 4 mars 2026, à « créer de l’emploi à moyen et à long terme ».
Lorsque son groupe a racheté les Fonderies Hachette et Driout, il n’a conservé que 177 salariés, sur les 241 que comptaient alors l’entreprise historique de Saint-Dizier.
Le groupe Framatome vient d’acquérir une participation minoritaire dans Manoir France, filiale du britannique Paralloy Group, propriétaire des fonderies de Saint-Dizier (Haute-Marne) et de Pîtres (Eure). Framatome, qui intervient sur près des deux tiers du parc nucléaire mondial, entend ainsi renforcer sa souveraineté industrielle afin d’accompagner la montée en charge des programmes liés aux EPR2.
Les deux fonderies sont spécialisées dans la fabrication de pièces de haute technicité, notamment de composants destinés aux industries nucléaire et de la défense, tels que des corps de vannes et de pompes pour les centrales nucléaires. Le site de Pîtres emploie 450 salariés, contre 170 à Saint-Dizier. La fonderie euroise a enregistré une croissance de 15 % et réalisé un chiffre d’affaires de 110 M€ en 2025.
Sécuriser les chaînes d’approvisionnement
« Cette participation au capital consolide ces deux sites de fonderie et nous donne un levier supplémentaire pour renforcer notre souveraineté et sécuriser nos chaînes d’approvisionnement, en particulier pour le programme EPR2 et pour l’industrie de la défense », a déclaré, dans un communiqué, Grégoire Ponchon, président-directeur général de Framatome.
Détenu par EDF (80,5 %) et Mitsubishi Heavy Industries (19,5 %), Framatome emploie plus de 22 000 salariés sur plus de 70 sites dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 5,4 Md€ en 2025.
En Normandie, le groupe est implanté à Cherbourg, Beaumont-Hague (Manche), Rugles et Saint-Marcel (Eure). Début juillet, il a annoncé son intention de construire un nouveau site industriel aux Pieux (50),), destiné à accueillir ses activités de chaudronnerie lourde et de fabrication d’équipements mécano-soudés. Le site de Beaumont-Hague (300 salariés, 25 M€ de chiffre d’affaires en 2025) est aujourd’hui arrivé à saturation. Framatome indique que cette prise de participation lui permettra également de soutenir les investissements nécessaires au développement des deux fonderies et d’y apporter son expertise en matière de sûreté, de sécurité, de culture qualité et de gestion de projets nucléaires.