Source : Le Télégramme 31 Juillet 2026
Fonderie de Bretagne : le délégué général de l’armement répond à Jean-Michel Jacques sur les tests d’obus
Les tests d’obus peuvent-ils aider la Fonderie de Bretagne, à Caudan, à trouver un repreneur ? Le député Jean-Michel Jacques a interrogé le délégué général de l’armement, Patrick Pailloux, qui lui répond.
Selon le délégué général de l’armement, les essais sur les obus réalisés pour Thalès n’ont pas encore pu être réalisés.
Par décision du tribunal de commerce de Lorient, la Fonderie de Bretagne à Caudan, a jusqu’au 11 septembre 2026 pour trouver un repreneur. « Afin d’accélérer les démarches susceptibles de renforcer (son) attractivité auprès de potentiels repreneurs », le député de la circonscription Jean-Michel Jacques a interrogé, mercredi 29 juillet 2026, le délégué général de l’armement, Patrick Pailloux, « sur les essais des prototypes de corps d’obus et sur les possibilités d’accélérer leur certification ».
Plusieurs semaines de préparation nécessaires
Dans sa réponse, ce vendredi 31 juillet, Patrick Pailloux écrit que « la direction générale de l’armement reste entièrement mobilisée pour participer à l’identification de perspectives commerciales ». Il rappelle au député que « seules les munitions pour mortiers rayés sont en dotation dans les armées françaises » et que la réalisation d’essais pour des mortiers lisses, techniquement envisageable, impose de « procéder à leur usinage, au remplissage et au montage afin de disposer d‘obus complets chargés d‘explosif et munis de leur système propulsif ». Patrick Pailloux note que « de tels essais nécessiteraient plusieurs semaines de préparation, incluant l’acquisition ou la mise à disposition d’un mortier lisse, non détenu à ce jour ». Surtout, ces essais « devraient être planifiés et priorisés au regard du plan de charge de nos centres et des besoins des forces ».
Tests pas encore réalisés
D’autre part, concernant les essais des prototypes de corps d‘obus de mortier lisse de 120 mm produit pour Thales, le délégué général de l’armement fait savoir que « la reprise d‘activité de la Fonderie de Bretagne au 24 juin et la livraison d’ébauches de corps creux vides chez l’usineur Streit, début juillet n’ont pas encore permis de réaliser ces essais ».
