Safran promet de livrer assez de moteurs d’avions à Airbus et Boeing, mais aussi aux compagnies aériennes, en 2026 et 2027. Le motoriste affiche au 1ᵉʳ semestre une rentabilité record et a relevé ses objectifs financiers pour cette année.
L’un des principaux goulets d’étranglement de l’industrie aéronautique, les moteurs d’avions, pourrait être en train de se résorber. C’est tout du moins la promesse faite par l’un des plus grands motoristes du secteur, Safran, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe, mardi 28 juillet. « En 2026, nous allons répondre aux attentes d’Airbus et de Boeing, tout en livrant suffisamment de moteurs de rechange aux compagnies aériennes, a assuré Olivier Andriès, le directeur général du motoriste tricolore. Et je peux dire que nous sommes confiants aussi pour 2027. »
De quoi satisfaire les acteurs de l’aérien. Régulièrement, les motoristes sont pointés du doigt pour la faiblesse de leurs livraisons, qui limite le nombre d’avions neufs sortant des lignes d’assemblage des avionneurs et impose aux compagnies aériennes des immobilisations plus longues de leurs appareils en maintenance. Toute la difficulté pour les motoristes étant de satisfaire les deux camps. Une gageure au vu de leur modèle économique : il repose en effet sur des ventes de moteurs neufs à prix coûtant, voire à perte, mais des activités d’après-vente dont ils tirent l’essentiel de leurs marges.
Des livraisons de moteurs en forte hausse
Safran puise sa confiance en sa capacité de satisfaire ses différents clients, de la forte hausse de ses livraisons de moteurs, qui avait été entravée ces dernières années en raison de plusieurs fournisseurs en difficulté. L’industriel a livré 1 030 moteurs Leap au 1ᵉʳ semestre, qui équipent tous les Boeing 737 MAX et les 2/3 des Airbus A320neo, soit une hausse de 41 %. Safran développe et assemble ce moteur avec son partenaire GE Aerospace, au sein de leur société commune CFM International. « Nous alignons quatre trimestres consécutifs avec plus de 500 livraisons », a affirmé Olivier Andriès.
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«On commencera les essais à la fin de l’année» : Rise, le projet de réacteur d’avion du futur de Safran et GE, commence à prendre vie
Cinq ans après son lancement, le programme RISE de CFM International, la coentreprise de GE Aerospace et Safran, change doucement de philosophie. Conçu sur la promesse d’économiser du kérosène, le futur moteur à soufflante ouverte dit «open fan» met désormais en avant ses qualités de robustesse. «S’il y a une chose que nous avons apprise au cours des dernières décennies, c’est que la durabilité compte autant, voire davantage, que le rendement énergétique», a ainsi déclaré Arjan Hegeman, responsable des futurs produits chez GE Aerospace, lors d’un récent point presse..


