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Par : piwi
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dimanche 19 Avr, 2026
Catégorie : Actu flash

L’ A400M pourra bientôt lancer des missiles de croisière à longue portée

L’avion de transport A400M Atlas pourra bientôt lancer des missiles de croisière à longue portée

Selon Airbus, l’avion de transport A400M Atlas intéresserait de nombreuses forces aériennes de par le monde. Pour autant, les commandes tardent à se concrétiser, malgré ses qualités évidentes. Aussi, l’industriel développe de nouveaux concepts d’emploi pour son appareil, dont les caractéristiques et les performances sont encore sous-exploitées.

Il est ainsi question de le transformer en bombardier d’eau, grâce à l’ajout d’un module spécifique, de le doter de capacités dédiées à la guerre électronique ainsi qu’aux opérations spéciales ou bien encore d’en faire une plateforme de combat.

En février, le responsable du programme A400M chez d’Airbus, Gerd Weber, avait confié à l’agence Bloomberg qu’un projet visant à faire de l’Atlas un «vaisseau-mère» capable de lancer cinquante drones pour effectuer des frappes dans la profondeur était en cours. Et cela pour le compte d’un client mystère qu’il n’avait pas souhaité préciser.

Deux mois plus tard, interrogé par Europäische Sicherheit & Technik [ESUT] à l’occasion de la livraison du 53e et dernier A400M à la force aérienne allemande, M. Weber en a dit un petit peu plus sur ce projet, sans toutefois révéler le nom du «client mystère» pour lequel il est mené.

Ainsi, outre les drones, l’A400M devrait aussi être en mesure de lancer des missiles de croisière à longue portée.

«Avec un client dont je ne peux révéler le nom, nous développons également le « Vaisseau-mère A400M », capable d’emporter et de déployer jusqu’à 50 drones de taille moyenne ou jusqu’à douze missiles de croisière de la taille d’un Taurus – individuellement ou en essaim – partout dans le monde», a en effet affirmé le responsable d’Airbus.

Et d’ajouter : «Grâce à une connectivité améliorée via une communication satellite haut débit chiffrée, les drones et les missiles de croisière peuvent également être contrôlés et surveillés depuis l’A400M. Ceci va lui donner une capacité de frappe en profondeur sans précédent».

La référence au missile Taurus laisse entendre que cette capacité est développée pour le compte de l’Allemagne. Mais sans doute que M. Weber a cherché à brouiller les pistes. Et plusieurs éléments laissent à penser que ce «client mystère» n’est autre que l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE].

Lors de sa dernière audition au Sénat en tant que Délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva avait en effet évoqué le développement d’un «porte-drones».

«La Direction générale de l’armement [DGA], dans son rôle de préparation de l’avenir, poursuit un certain nombre de travaux, théoriques ou en partenariat avec les avionneurs, sur ce type d’emports – sur des avions de transport pourvus d’une soute plutôt que des avions de chasse», avait-il dit.

D’ailleurs, en janvier, la DGA fit savoir qu’elle avait récemment mené une «campagne d’essais de largages de drones inertes, sans électronique embarquée, depuis l’A400M» après avoir effectué des «simulations numériques de caractérisation aérodynamique et de séparation avec l’avion porteur».

Plus tôt, le responsable du développement capacitaire «avions de transport et hélicoptères» au sein de l’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [EMAAE] avait confié à DSI qu’il était envisagé de solliciter l’A400M pour des missions de frappe de précision dans la profondeur, à proximité d’espaces aériens non permissifs. Et cela, grâce à l’intégration «d’effecteurs à bas coûts ».

L’A400M deviendrait ainsi un «avion de combat lourd», capable de «larguer une quantité importante d’effecteurs à distance des menaces sol-air adverses», avait expliqué l’officier de l’EMAAE. Et d’ajouter qu’il pourrait dès lors contribuer à la «neutralisation des systèmes de défense aérienne ennemis [SEAD] en effectuant des missions de guerre électronique offensive et/ou de saturation ou en lançant des missiles de croisière et des effecteurs connectés».

D’ailleurs, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, a confirmé cette évolution lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 14 avril.

«Dans le combat aérien, la maîtrise du tempo est une clef essentielle. […] Le temps est un multiplicateur de forces. Mal exploité, il devient un facteur de vulnérabilité. Maîtriser le tempo, c’est prendre en compte les évolutions capacitaires au rythme de la guerre. C’est donc concevoir nos systèmes d’armes, de contrôle et de commandement selon une architecture nativement ouverte pour être en mesure de les adapter au jour le jour», a d’abord souligné le général Bellanger.

«Nous l’avons fait sur Mirage 2000D [avec le standard RMV] et nous allons le faire également sur A400M, avec le ‘panel mission system’ qui nous permettra d’intégrer rapidement de nouvelles capacités dans sa soute», a-t-il ensuite indiqué. «Soute, a-t-il conclu, qui est véritablement le système de combat de l’A400M».

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