La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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mardi 24 Août, 2021
Catégorie : Photos de pièces

Des plaques d’égout « Pont-à-Mousson » dans le monde entier

Lorraine Actu –

Ancien leader de la sidérurgie, la fonderie de Pont-à-Mousson a exporté des plaques d’égout aux quatre coins de la planète au point d’en posséder sur tout l’atlas.


Une plaque d’égout « Pont-à-Mousson » au Cap Ferrat dans les Alpes-Maritimes, en France. (©Nathalie Pawlak)

Les Mussipontains les plus barges peuvent se vanter d’être continuellement « à côté de la plaque (d’égout) ». A Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), l’usine de Saint-Gobain fait la fierté de toute une ville.

Au-delà d’avoir été le théâtre quotidien de milliers d’employés pendant de longues années, les plaques d’égout produites par la fonderie ont conquis peu à peu le monde entier, de la même façon que les européens à l’ère coloniale… Mais cette fois-ci avec l’accord des pays hôtes.

Pour les 556 ans d’existence de l’entreprise Saint-Gobain, Lorraine Actu vous explique comment l’usine a fait le tour du monde.

L’âge d’or du « savoir-fer » lorrain comme point de départ

En 1955, les mines de fer lorraines et hauts fourneaux de l’ex-région emploient quelques 30 000 salariés. La raison principale de l’essor de ce marché ? L’explosion soudaine de la demande en fer partout en France dans plusieurs domaines, matière première très présente en Lorraine.


Une plaque d’égout « Pont-à-Mousson », au Brésil. (©Noé Kolanek/Lorraine Actu)
Parmi ces domaines : les égouts. Secteur dans lequel la fonderie de Saint-Gobain gérée par Pont-à-Mousson SA est spécialisée, aussi bien terme de tuyauterie que de plaque d’égout. Ainsi en stimulant la demande, l’usine devient un véritable foyer de production de plaques d’égout, au niveau national surtout, qui équipe en grande partie l’ensemble du territoire français.

Le tournant de la crise de la sidérurgie

Dans les années 70, le marché de la sidérurgie dans le bassin lorrain est au paroxysme de sa crise. Si bien que Pont-à-Mousson SA, société chargée de l’exploitation de l’usine de Pont-à-Mousson, décide de se fusionner avec l’entreprise Saint-Gobain afin de lui éviter une descente aux enfers.

Chose essentielle pour la survie de milliers de familles dont les seuls revenus proviennent de pères de famille embauchés à l’usine.

De fait, l’inscription « Pont-à-Mousson SA » sur les plaques d’égout, autrement dit les regards de chaussée, est devenue « Saint-Gobain PAM », avec l’acronyme PAM en référence à la commune.

Deux types de plaques d’égout

Mais avant l’arrivée de la crise, la fonderie était en pleine bourre. Elle exportait d’ores et déjà des regards de chaussée aux inscriptions « Pont-à-Mousson SA » dans les quatre coins de la planète.

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Une plaque d’égout « Pont-à-Mousson » à Vilnius, en Lituanie. (©Hugo Dimoff)
Production qu’elle a recommencé à vendre aux pays émergeants, comme les pays du Golfe ou d’Amérique Latine, soucieux de vouloir rééquiper leurs conduites souterraines de matériel d’exception à mesure de leur ascension économique, une fois la crise des années 70 passée.

Cette fois, ce sont des plaques signées « Saint-Gobain PAM » qui se vendent comme des petits pains. Ce qui explique que l’on peut retrouver aussi bien des couvercles de bouche souterraine avec cette inscription qu’avec le traditionnel « Pont-à-Mousson SA ».

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