Symbole du déclin technologique européen : 1 700 salariés… chinois construisent l’usine de batteries Stellantis-CATL en Espagne
© Stellantis / CATL
Comme jadis les usines tournevis que les Européens construisaient dans les pays émergents, les sites chinois font désormais appel à leur propre personnel sur le Vieux continent ! Le site de batteries de la co-entreprise à 50-50 entre Stellantis et CATL à Saragosse emploiera ainsi jusqu’à 1 700 employés venus de Chine durant la phase de construction.
Technologie chinoise ? Pas seulement. Les usines de batteries européennes ont aussi besoin d’employés… chinois. Comme PSA, Renault ou Volkswagen envoyaient jadis leurs spécialistes pour construire des usines tournevis dans les pays émergents au cours des années 1970, 80 ou 90 ! Triste déclin du savoir-faire et tout un symbole de la dépendance européenne dans l’électrique !
Le site de batteries de la co-entreprise à 50-50 entre Stellantis et CATL à Saragosse emploiera ainsi jusqu’à 1 700 employés venus de Chine durant la phase de construction, révélait lundi le président de la région espagnole d’Aragon, Jorge Azcon, lors d’une conférence de presse.
La coentreprise, baptisée Contemporary Star Energy (CSE), formera ensuite 4 000 salariés locaux pour assurer le fonctionnement de l’usine une fois celle-ci à pleine capacité, a ajouté Jorge Azcon, s’exprimant aux côtés du PDG de CSE, Andy Wu. L’usine, dont la première pierre avait été posée en novembre 2025, a reçu toutes les autorisations nécessaires pour achever sa construction. La production, initialement prévue pour fin 2026, débutera au cours des premiers mois de 2027.
Plus de 4 milliards d’investissements
Développé par le chinois CATL sur le site de production de véhicules ex-PSA de Saragosse, le site vise une capacité de 50 GWh et la production d’un million de batteries par an en pleine cadence. L’investissement total pour cette usine de batteries se monte à 4,1 milliards d’euros. Dont 10% de financement publics espagnols.
Le site se concentrera sur la fabrication de batteries LFP (lithium-fer-phosphate), une chimie moins chère vers laquelle s’orientent à présent les constructeurs européens pour leurs citadines électriques.
