Pourquoi Airbus a conçu une aile qui se plie pour ses futurs avions
Avec sa nouvelle aile allongée et repliable, présentée mardi au salon de Farnborough (Royaume-Uni) et dont les essais en vol débuteront cette année, Airbus franchit une étape supplémentaire vers le lancement en 2030 de son nouvel avion monocouloir.
Le programme « Aile de demain » d’Airbus vise à développer une nouvelle génération d’ailes, plus longues, plus fines et plus légères, afin d’améliorer les performances aérodynamiques des avions. Une aile plus allongée génère en effet moins de traînées et davantage de portance, ce qui permet de réduire la consommation de carburant, les émissions de CO2 et les coûts d’exploitation pour les compagnies aériennes. Airbus estime que cette technologie, associée à une nouvelle génération de moteurs et à des matériaux plus légers, pourrait permettre à son futur successeur de l’A320 de consommer 20 à 30% de carburant en moins.
Pour valider ces innovations, le constructeur a déjà fabriqué trois prototypes d’ailes de 17 mètres de long intégrant plus d’une centaine de nouvelles technologies de fabrication et d’assemblage. Assemblées au Royaume-Uni, elles seront testées en vol à Toulouse. Leur particularité est d’être dotées d’extrémités repliables : en vol, elles se déploient pour offrir une envergure maximale et optimiser l’efficacité aérodynamique, tandis qu’au sol, elles se replient afin que l’avion puisse continuer à utiliser les portes d’embarquement et les infrastructures des aéroports actuels, malgré une aile beaucoup plus grande.
L’avionneur européen prépare également, à plus long terme, un avion fonctionnant à l’hydrogène avec le motoriste allemand MTU, affichant ainsi son ambition d’avancer sur cette technologie malgré les réserves de son partenaire historique Safran.

