Sébastien Martin ministre délégué à l’Industrie viendra inaugurer l’ ESFF à Chalons en Champagene le 3 oct.
Un accord a permis de débloquer 4,5 millions d’euros issus de la fiducie constituée par Renault, ancien propriétaire du site. Cette somme doit permettre à l’entreprise de poursuivre son activité jusqu’au 15 octobre, date à laquelle le tribunal réexaminera sa situation.
« Grâce à l’implication constante de l’État et à l’action déterminée des services de Bercy, une solution a pu être trouvée pour assurer le financement nécessaire à la poursuite du redressement judiciaire de la Fonderie de Bretagne », s’est félicité le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin.
« Les conditions fixées par le tribunal étant désormais réunies, la recherche d’une solution pérenne pour préserver cette usine bretonne va pouvoir se poursuivre », a-t-il poursuivi dans un communiqué.
« J’ai beaucoup de mal à croire qu’un repreneur puisse émerger aujourd’hui alors qu’il n’y en avait déjà pas il y a un an, à l’exception d’Europlasma », a déclaré Damien Girard, député écologiste du Morbihan. Europlasma avait repris FDB en 2025, alors en redressement judiciaire, au fonds allemand Callista Private.
Dans un communiqué, l’élu a appelé à « un véritable plan de sauvegarde », réclamant une « nationalisation temporaire » de l’entreprise.
La Fonderie de Bretagne a été placée en redressement judiciaire début juillet pour cessation de paiement. Dans le cadre de cette procédure, la direction a été dessaisie de la gestion de l’entreprise. Celle-ci a été confiée à deux administrateurs judiciaires.
Repreneur en série de sites industriels en difficulté, Europlasma avait repris en avril 2025 la Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d’Hennebont et longtemps prestataire de Renault.
La production, interrompue près de six mois après un grave incendie qui a endommagé l’un des fours en janvier, n’a repris que début juillet, avec deux fours en activité sur quatre.
Europlasma s’est engagé lors du rachat à investir sur le site de Caudan 15 millions d’euros sur trois ans, affirmant vouloir diversifier la production, notamment avec la production de corps creux pour la fabrication d’obus de mortier.

