Dans l’industrie automobile allemande, les tabous tombent les uns après les autres.
Alors que Volkswagen a laissé fuiter un plan interne envisageant notamment 50.000 suppressions de poste supplémentaires – en plus des 50.000 déjà entérinées -,
Mercedes envisage le passage de 35 à 40 heures de travail par semaine, et le patron de l’équipementier Bosch, Stefan Hartung, qui venait pourtant de voir son contrat prolongé, a soudainement jeté l’éponge.
Premier employeur du pays, avec 725.000 salariés, moteur de l’exportation avec trois voitures produites en Allemagne sur quatre vendues à l’étranger, l’industrie automobile connaît une crise historique outre-Rhin, marquée par la chute de ses ventes en Chine, la concurrence de nouveaux acteurs (souvent chinois), la hausse des droits de douane aux Etats-Unis et la transition plus compliquée que prévu vers le véhicule électrique.

