La fonderie et Piwi

MENU
Par : piwi
0
samedi 27 Juin, 2026
Catégorie : Automobile

100.000 postes supprimés chez Volkswagen

100.000 postes supprimés : Volkswagen prépare une restructuration radicale et suscite un vif émoi en Allemagne

Le géant allemand pourrait doubler les suppressions de postes prévues pour atteindre la barre des 100.000 emplois éliminés, d’après la presse allemande. Quatre usines sont ciblées outre-Rhin. Les syndicats montent déjà au créneau.

Des employés assemblent des bus électriques ID. Buzz dans l'usine Volkswagen de Hanovre, Basse-Saxe. Une restructuration pourrait menacer ce site historique, actif depuis 1956.
Des employés assemblent des bus électriques ID. Buzz dans l’usine Volkswagen de Hanovre, Basse-Saxe. Une restructuration pourrait menacer ce site historique, actif depuis 1956. (Photo Julian Stratenschulte/Dpa/SIPA)

Par Emmanuel Grasland

Publié le 26 juin 2026

Coup de tonnerre en Allemagne. Le géant automobile Volkswagen prépare une restructuration radicale de son organisation industrielle et une nouvelle vague de suppressions de postes, a révélé ce vendredi matin le journal allemand « Manager Magazin ». Présenté par le PDG du groupe, Oliver Blume, lors d’une réunion du directoire en début de semaine, le projet pourrait littéralement doubler les suppressions de postes annoncées jusqu’ici, et menacer jusqu’à 100.000 emplois au total. Des suppressions d’emplois seraient prévues en Amérique du Nord et en Chine. Le groupe emploie actuellement 657.000 personnes dans le monde.

Volkswagen envisage de fermer quatre usines en Allemagne – le site Audi de Neckarsulm et des usines Volkswagen à Hanovre, Zwickau et Emden – tout en réduisant les frais généraux de 11 milliards d’euros par an d’ici à la fin de la décennie. Dans ce cadre, 5.500 postes de management seraient supprimés sur un total d’un peu plus de 20.000, écrit « Manager Magazin ». Autre décision radicale, Oliver Blume proposerait de scinder les usines de composants, et surtout, la marque éponyme Volkswagen afin de rendre le groupe plus agile.

« Notre modèle économique actuel ne fonctionne plus »

Le groupe Volkswagen « doit opérer une transformation en profondeur », a déclaré un porte-parole du groupe aux « Echos », tout en se refusant à commenter des documents « internes et confidentiels ». « Notre modèle économique actuel ne fonctionne plus en l’état pour toutes les marques : développer des voitures en Allemagne, les produire en Europe et les exporter dans le monde entier. »

« De nouveaux droits de douane, une concurrence plus rude et des marchés stagnants, voire en recul, représentent actuellement pour l’entreprise des charges de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards par an », a expliqué le porte-parole. Dans ce contexte, « l’ensemble du groupe doit considérablement renforcer sa compétitivité ». Lors de la présentation des résultats annuels, en mars dernier, Oliver Blume avait déclaré travailler « à l’élaboration d’un plan de transformation pour la prochaine phase de notre entreprise ».

Ce plan de restructuration radical devrait être examiné et discuté par le conseil de surveillance le 9 juillet. Mais il y a fort à parier qu’il soit revu à la baisse dans les semaines et les mois à venir, devant la levée de boucliers des syndicats allemands et des dirigeants politiques. Vendredi matin, le syndicat allemand IG Metall et le comité d’entreprise du groupe sont déjà montés au créneau dans un communiqué conjoint. « Si de tels projets devaient être mis en oeuvre, nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour les empêcher », écrivent le CE et le syndicat, tout en soulignant que « les nouveaux articles parus dans la presse inquiètent, à juste titre, notre personnel et les régions où sont implantés nos sites ».

Créer un choc en interne

Même signe d’irritation du côté du Land de Basse-Saxe, qui est actionnaire du groupe. « Le Land de Basse-Saxe n’approuvera aucune évolution qui miserait sur les fermetures d’usines comme solution prétendument simple ou qui remettrait en cause la cogestion, qui a fait ses preuves », ont déclaré Olaf Lies, le ministre-président de Basse-Saxe, et sa vice-ministre, Julia Willie Hamburg.

Les représentants des salariés détiennent la moitié des sièges au conseil de surveillance et le Land de Basse-Saxe dispose de deux sièges supplémentaires. La direction de Volkswagen sait qu’il lui faudra engager des négociations de longue haleine avec ces deux interlocuteurs, mais elle préfère visiblement frapper fort dès le début, afin de créer un choc psychologique en interne et faire passer l’idée que l’existence même de l’entreprise est en jeu.

Confronté à une baisse de ses ventes en Chine et à l’offensive des constructeurs chinois en Europe, pénalisé par les droits de douane de l’administration Trump sur le marché américain, Volkswagen traverse une crise profonde.

VIDEO – Volkswagen, «

Zone de commentaire !

0 commentaires pour : "100.000 postes supprimés chez Volkswagen"

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Dernières publications


Toutes nos catégories

Articles par années

Les partenaire de Piwi