La stratégie de la fonderie Charles Lauzier pour doubler son chiffre d’affaires en 2028
A Saint-Georges-d’Espéranche, en Nord Isère, la fonderie d’aluminium Charles Lauzier se développe en toute discrétion. Son objectif : booster sa compétitivité en investissant dans son outil de production.
Sévim SONMEZ , le

© Charles Lauzier – La fonderie iséroise est spécialisée dans dans la création de pièces techniques par coulée en coquille par gravité et l’usinage de précision.
Créée en 1963, la fonderie Charles Lauzier s’est installée à Saint-Georges-d’Espéranche en 2002 et a été acquise en novembre 2023 par Jean-Yves Gannard. Experte du moulage par coquille gravité, la PME qui maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur s’est développée autour de la production de pièces aluminium techniques pour les secteurs du ferroviaire, du bâtiment, du médical et de l’industrie en général, hors automobile.
Fin 2024, l’entreprise a réalisé une croissance externe avec l’acquisition et l’intégration de la fonderie Maillez (Vaulx-en-Velin) dans ses locaux nord isérois. « Cela nous a permis d’investir le secteur de l’agroalimentaire et de renforcer celui du médical. Notre croissance passe par le développement du ferroviaire et notre entrée dans les clusters de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité ».
La fonderie Charles Lauzier investit 700 000 euros dans l’automatisation de ses machines
Compte tenu du contexte géopolitique international, les prix des matières premières et de l’énergie se sont envolés. En tant que sous-traitant, la fonderie nord iséroise reconnait que son carnet de commande n’est pas très florissant, malgré l’obtention de nouveaux marchés. « Le prix de l’aluminium a augmenté de 20 % durant ces trois derniers mois, précise Jean-Yves Gonnard. Etant dans l’incapacité d’absorber cette hausse, nous sommes obligés de la répercuter sur nos marchés. »
