L’oléoduc qui doit permettre à l’Arabie saoudite de contourner le blocus du détroit d’Ormuz
C’est par un oléoduc de 1 200 kilomètres que passe désormais le gros des exportations pétrolières dans le Golfe. En l’activant, Riyad espère “sauver” une partie de sa production que le royaume ne peut plus exporter via le golfe Arabo-Persique. Mais le port de Yanbou, en mer Rouge, sur lequel débouche l’oléoduc, semble dépassé et reste à portée d’éventuelles attaques des houthistes, relève le site “Middle East Eye”.
Des navires pétroliers étaient en flammes dans le Golfe, et l’Arabie saoudite craignait que l’Iran ne bloque son accès aux marchés en fermant le détroit d’Ormuz. Quarante ans plus tard, l’oléoduc que le royaume a construit à travers le désert dans les années 1980 pour contourner le détroit “passe à l’action”, au moment où le monde fait face à un effondrement sans précédent des approvisionnements en pétrole.
Le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a annoncé le 10 mars une montée en puissance des volumes de brut acheminés par l’oléoduc Est-Ouest, lequel atteindra sa capacité journalière maximale – 7 millions de barils – autour de la mi-mars.
Il relie le gisement pétrolier d’Abqaïq, sur le littoral oriental de l’Arabie saoudite, au port de Yanbou, sur la mer Rouge. L’Iran ayant dans les faits fermé le détroit d’Ormuz, c’est maintenant par cet oléoduc de 1 200 kilomètres que passe le gros des exportations pétrolières dans le Golfe.
Cette infrastructure contribuera à remplir les coffres saoudiens. Elle pourrait aussi permettre au président des États-Unis, Donald Trump, de jouer la montre dans sa guerre contre l’Iran, dans un contexte où beaucoup craignent que l’offensive israélo-américaine mette en péril l’économie mondiale et fasse grimper l’inflation.

