« Super Rafale » contre « Team Gen 6 » : Airbus et Dassault, la vie après le SCAF
Airbus et le concepteur de l’avion de chasse tricolore ont déjà tourné la page de l’avion de chasse du futur. Mais ils continuent de diverger sur ce que Paris et Berlin ont confirmé vendredi vouloir maintenir en franco-allemand : le cloud de combat.
Par Anne Drif
Il y a une vie sans le SCAF. « Le plan B, c’est un super Rafale », a lancé Eric Trappier devant les sénateurs. Chez Dassault, la voie est tracée : le successeur du F4, étape vers l’avion de combat du futur. Le concepteur de l’avion de chasse tricolore a annoncé depuis le 10 juin, date d’enterrement du SCAF (l’avion de combat du futur franco-allemand), de nouvelles avancées sur le standard actuel de son chasseur, dans la course à la dronisation et le combat collaboratif.
Un drone de l’ukrainien Skyeton embarquant une charge de détection d’ondes électromagnétiques d’Harmattan AI – dans lequel Dassault a investi – a réalisé son premier vol d’appui au Rafale. Capable de détecter des systèmes de défense anti-aérienne grâce à leur signature électronique à une altitude de 50 à 150 km, cette charge baptisée Namib évite à l’avion de combat de s’exposer à une trop basse altitude. Le drone Raybird de Skyeton, largement utilisé par les forces ukrainiennes, est, lui, capable de voler plus de 2.000 km avec une autonomie de 28 heures.

