VIDEO – Tungstène : la France possède un trésor stratégique qu’elle refuse d’exploiter
Le tungstène fait aujourd’hui l’objet d’une bataille stratégique. Son prix a bondi depuis que la Chine a décidé de verrouiller ses exportations. La France posséderait la plus grosse réserve d’Europe occidentale, mais faut-il vraiment rouvrir la mine de Salau, fermée en 1986 justement à cause de la Chine ?
C’est un peu le Far West, mais version Pyrénées. Dans cette extrémité sud de la France (l’Espagne n’est qu’à 4 km à vol d’oiseau) se niche le petit village de Salau. Qui survit paisiblement depuis que la mine de tungstène qui le borde a fermé, en 1986. Oui mais voilà, l’orage gronde.
Depuis que la Chine, qui contrôle 80 % du marché du tungstène, a décidé de verrouiller ses exportations, le prix du paratungstate d’ammonium (APT), le produit issu du premier raffinage du minerai brut, s’est envolé à plus de 3.000 dollars. Et les appétits s’aiguisent autour de la réouverture de l’ancienne mine…
Faut-il rouvrir les anciennes galeries, pour des réserves très hypothétiques ? Ou faire une croix sur la souveraineté au nom d’une exploitation dont la rentabilité est, elle-même, très hypothétique ?

