Aurélien DEMOL
Digitalisation de processus métiers / industrialisation
Retour dans mon ancienne école : l’École Supérieure de Fonderie et de Forge
À la suite de mon intervention auprès du rassemblement de l’ATF – Association Technique de Fonderie, lors des Fonderiales, j’ai eu le plaisir d’être contacté par le directeur de l’ESFF, Pierre-Yves BRAZIER afin d’intervenir auprès des élèves sur un sujet qui prend de plus en plus de place dans l’industrie : l’IA, la data et leur utilisation concrète sur le terrain.
Cette intervention s’est faite en collaboration avec le Cetim – Centre technique des industries mécaniques, qui a apporté la partie plus théorique autour de l’IA et de la data.
De mon côté, j’ai partagé un retour d’expérience terrain : celui d’un parcours qui m’a fait passer de la technique pure, au plus proche des procédés industriels, vers l’exploitation de la donnée, la digitalisation et l’amélioration des pratiques industrielles.
L’objectif était simple : montrer que l’IA ne commence pas avec un algorithme magique.
Elle commence bien avant, avec des données propres, fiables, structurées et correctement préparées.
Dans l’industrie, et particulièrement en fonderie, nous avons énormément de données à disposition : process, qualité, maintenance, production, contrôles, mesures laboratoire, paramètres machines…
Mais leur valeur dépend énormément de la manière dont elles sont collectées, comprises et exploitées.
J’ai pu partager avec les élèves plusieurs exemples issus de mes expériences en fonderie, mais aussi de projets menés aujourd’hui dans d’autres domaines industriels.
Ce que je souhaitais surtout transmettre, c’est que la data n’est pas un sujet réservé aux informaticiens.
Elle appartient aussi aux personnes de terrain, à celles et ceux qui connaissent les procédés, les contraintes réelles, les écarts, les habitudes, les machines et les produits.
C’est souvent à l’intersection entre l’expertise métier et les outils numériques que les projets deviennent réellement utiles.
Revenir dans son ancienne école, même à distance, pour transmettre à son tour est une vraie fierté.
C’est aussi, quelque part, une belle marque de reconnaissance du milieu professionnel vis-à-vis de mon parcours et de mon expertise dans ce domaine 😁.
Un grand merci à l’Ecole Supérieure de Fonderie et de Forge – ESFF pour l’accueil, au Cetim pour cette collaboration, et aux élèves pour leur écoute et la qualité des échanges.
