Publié le 29 juin 2026 à 12:55
L’entrée de la Fonderie de Bretagne à Caudan.
SM – REUTERS – Stephane Mahe
Depuis la reprise par le groupe landais Europlasma en 2025, rien ne va pour la Fonderie de Bretagne, qui se dirige vers un nouveau redressement judiciaire. La production de corps creux d’obus n’a jamais réellement démarré sur cette usine autrefois consacrée à l’industrie automobile.
Est-ce une usine maudite ? La Fonderie de Bretagne (FDB) se dirige vers un nouveau placement en redressement judiciaire. « La direction nous a annoncé ça vendredi [26 juin], cela nous a pris de court », témoigne Maël Le Goff, le représentant CGT au sein de ce site industriel basé à Caudan (Morbihan). Les représentants du personnel sont ainsi convoqués pour un CSE extraordinaire, mardi 30 juin, en milieu d’après-midi pour officialiser la décision.
C’est un nouveau coup dur pour ce site industriel d’environ 250 collaborateurs, historiquement spécialisé dans la production de pièces en fonte pour l’industrie automobile. Depuis le milieu d’année 2025, il est la propriété du groupe landais Europlasma, dont les pratiques financières et industrielles sont régulièrement pointées du doigt. La faute à la présence de fonds basés dans des paradis fiscaux au sein de son actionnariat et à des promesses d’investissements non tenues au sein d’autres actifs comme Les Forges de Tarbes ou encore Valdunes.
À Bercy, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, ne cache pas sa colère face à ces nouveaux événements et surtout face aux promesses financières non tenues. Au total, l’industriel s’est engagé à investir 15 millions d’euros sur trois ans à la FDB. Le tout pour assurer un virage rapide vers la production de corps creux d’obus, dans différents calibres.

