La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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lundi 30 Jan, 2023
Catégorie : Wiki fonderie

Des fonderies d’art françaises ferment au profit de l’Italie, de l’Europe de l’Est et de la Chine

Les écoles Boulle, Camondo, Gobelins ou EnsAD, n’offrent pas toujours des formations adaptées aux besoins des arts décoratifs et du luxe qui peinent à trouver du personnel qualifié.

  Pas moins d'une cinquantaine d'artisans d'art travaillent au Workshop de Carpenters près de Roissy

La France est le pays des arts décoratifs et un fleuron du design. Son hégémonie, incontestée depuis le 17e siècle, est incarnée par des figures tels que Boulle, Guimard, Prouvé, Perriand, Royère, Paulin, Lalanne, ainsi que des créateurs contemporains tels que Martin Szekely, les frères Bouroullec ou Ingrid Donat. L’artisanat d’art fait partie de l’exception culturelle française. Pourtant, selon Julien Lombrail, cofondateur de Carpenters Workshop Gallery, qui fait travailler plusieurs centaines d’artisans d’art par an, cette place est menacée.

Pérennité de savoir-faire menacée
« Se pose la question de la formation et de la pérennité des savoir-faire. Nous sommes témoins du déclin de notre artisanat. Alors que la sculpture contemporaine bat son plein, on ne compte plus les fonderies et ateliers d’art qui ferment: Landowski, Clementi, Delval. Car les plus grosses commandes partent pour l’Italie, l’Europe de l’Est, la Chine. Parallèlement, la fonderie italienne Venturi annonce 80% de clients français! » regrette-t-il.

Selon ce professionnel, « les prestigieuses écoles françaises Boulle , Camondo, Les Gobelins, l’EnsAD , sont trop souvent en inadéquation avec les besoins des arts décoratifs et du luxe. On peine à trouver du personnel qualifié, seules les entreprises très structurées arrivent à compenser en devenant de véritables centres de formation ».

Pousser l’apprentissage
De ce fait, la grande majorité des artistes que sa galerie soutient ont été formés en Hollande par la Design Academy d’Eindhoven. «Depuis 20 ans, cette école, aidée par une politique d’état particulièrement efficace, a réussi à placer la Hollande en première position pour l’émergence de talents internationalement reconnus » estime-t-il, appelant le gouvernement français à repenser l’enseignement et la formation professionnelle aux métiers d’art, notamment via l’apprentissage, et à aider la filière à gagner en compétitivité.

« Remplacer les « anciens » est un enjeu majeur pour le secteur des arts décoratifs qui a des difficultés à recruter. Les jeunes générations ne valorisent pas suffisamment les métiers de la main » regrette Julien Lombrail.

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