Le mouvement de grève se poursuit chez Fonderie Lorraine : « Ce qu’on veut nous, c’est du boulot »
Les pneus et morceaux de bois continuent de brûler à l’entrée de la Fonderie Lorraine à Grosbliederstroff. L‘intersyndicale FO/CFDT/CGT/CFTC a engagé un bras de fer avec la direction depuis mardi 24 mars.
Le site produit des pièces pour l’industrie automobile, et plus particulièrement les boîtes de vitesses. Il est détenu à 51 % par Voit, à 49 % par l’allemand ZF. « Mais Voit a été placé en liquidation et est désormais aux mains d’un mandataire allemand », expliquent les salariés qui se tournent donc vers leur seul interlocuteur : ZF. « Mais personne ne nous répond. Ni notre directeur local, ni ZF », se désespèrent-ils.
Des inquiétudes
Deux préoccupations trottent dans la tête des quelque 350 salariés du site. D’abord un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) en cours depuis deux ans mais qui n’aboutit pas, « alors que l’on fait encore appel à des intérimaires ». Ensuite, la baisse du carnet de commandes. « ZF est notre propriétaire, mais aussi notre client. Mais il ne nous donne plus de travail, préférant faire venir les pièces de Chine. Or, dans une famille, on doit d’abord donner à manger à ses enfants avant de donner aux autres », image un syndicaliste.
Les syndicats se disent prêts à maintenir le piquet de grève tant qu’ils n’auront pas de réponse. « Ce qu’on veut nous, c’est du boulot, même des heures supplémentaires. S’ils ne sont pas capables de nous en trouver, à eux de nous proposer des solutions. »

