La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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samedi 09 Sep, 2023
Catégorie : Selon la presse

Saint-Jean industries Laval, la situation « devient invivable »

À la fonderie Saint-Jean industries Laval, la situation « devient invivable » pour les salariés

En difficultés, la fonderie Saint-Jean industries, située à Changé (Mayenne), avait été placée en redressement judiciaire en septembre 2022, avec une période d’observation de six mois, qui avait été prolongée de six autres mois… Et qui vient encore d’être prolongée de deux mois. Les salariés « n’en peuvent plus ».

À Saint-Jean industries, des salariés sont « désabusés ». Certains seraient même en détresse psychologique.
À Saint-Jean industries, des salariés sont « désabusés ». Certains seraient même en détresse psychologique. | OUEST-FRANCE

« La situation commence à être invivable pour les salariés. » Le délégué syndical Force ouvrière (FO) et membre du Comité social et économique (CSE) Abdesslam Haradj ne mâche pas ses mots pour décrire la crise en cours à Saint-Jean industries Laval (Mayenne).

La fonderie, créée en 1939 à Laval et située à Changé depuis 1973, avait été placée en redressement judiciaire en septembre 2022, avec une période d’observation de six mois.

« Mauvais choix d’investissement »

En cause : « La perte de notre principal client », nous avait répondu Sylvain Szezepaniak, membre du comité de direction et responsable production, à laquelle s’étaient ajoutées des crises « sanitaire, géopolitique, des matières premières, énergétique, des pénuries de semi-conducteurs… », avait complété Abdesslam Haradj. Qui ajoute aujourd’hui, comme explication, un « mauvais choix d’investissement sur une ligne automatisée pas adaptée ».

Cette période d’observation de six mois avait été prolongée de six autres mois en mars 2023… Elle vient d’être à nouveau prolongée, cette fois de deux mois, par le tribunal de commerce

« C’est une usine fantôme »

Sauf que les salariés « en ont marre, lâche Abdesslam Haradj. Ça fait un an qu’on est dessus, on est fatigués. L’administrateur judiciaire veut aller jusqu’au bout de la trésorerie, sauf qu’elle est maintenue artificiellement, notamment par des aides de l’État via un accord longue durée d’activité partielle. Parce que sinon, on n’a pas de carnet de commandes. »

Dans le secteur de la fonderie intitulé « fusion », « on travaille deux jours par semaine, et les prévisions des prochains temps seraient de quatre jours par mois ! C’est une usine fantôme. Les gens ont complètement perdu la notion du travail. »

Un besoin « urgent » d’une cellule psychologique

Un projet de reprise existe bien, mais « les possibles repreneurs, on les voit depuis le mois de décembre, et on ne sait toujours pas ce qu’ils veulent », soupire Abdesslam Haradj. Ils ne se sont pas présentés devant le tribunal de commerce, mercredi 6 septembre. « Ils disent qu’il leur manque des documents. Mais ça fait longtemps qu’ils nous disent ça. 

À Saint-Jean industries, « les salariés avaient le rêve de faire continuer l’histoire. Aujourd’hui, c’est en train de se transformer en cauchemar. » Des employés, au nombre de 80 (contre 95 en septembre 2022) qui se sentent laissés pour compte, indique le délégué syndical. « On n’a plus de responsables financier, industriel, de responsable qualité… »

De quoi laisser les troupes « désabusées », explique Abdesslam Haradj, qui réclame « d’urgence la mise en place d’une cellule psychologique. Il y a des gens qui ne sont vraiment pas bien. »

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