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Par : piwi
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samedi 01 Juin, 2024
Catégorie : Actu flash

Reprise de l’usine Ascometal de Fos-sur-Mer validée

Le site Ascometal de Fos-sur-Mer est sauvé, la reprise validée

BONNE NOUVELLE

L’offre de reprise de l’italien Marcegaglia, qui prévoit de garder l’ensemble des salariés du site, a été validée vendredi par le tribunal de Strasbourg

Le ministre de l’Industrie Roland Lescure, ici à Paris, le 23 mai 2024, a salué l'excellente nouvelle d'offre de reprise de l’usine Ascometal de Fos-sur-Mer par l’italien Marcegaglia.
Le ministre de l’Industrie Roland Lescure, ici à Paris, le 23 mai 2024, a salué l’excellente nouvelle d’offre de reprise de l’usine Ascometal de Fos-sur-Mer par l’italien Marcegaglia. - C. Martin/Sipa / Sip

20 Minutes avec AFP

Un immense soulagement pour les salariés de l’usine Ascometal de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. L’offre de reprise de l’italien Marcegaglia, qui prévoit de garder l’ensemble des salariés du site, a été validée vendredi par le tribunal de Strasbourg. L’instance judiciaire examinera fin juin les offres pour les autres sites du groupe sidérurgique.

Mis en vente par Swiss Steel, le groupe sidérurgique de 1.200 salariés Ascometal a été placé en redressement judiciaire en mars, pour la troisième fois en dix ans. « Une excellente nouvelle pour le territoire et les 323 salariés qui conservent tous leur emploi », a réagi auprès de l’AFP le ministre de l’Industrie Roland Lescure, qualifiant l’opération d’ « une des plus grandes reprises industrielles jamais vues pour un site en redressement judiciaire ».

« La joie, le bonheur et le soulagement »

« Les salariés sont aujourd’hui soulagés (…) c’est un vrai projet industriel qui est en place », a réagi auprès de l’AFP Yagiz Ugur, délégué syndical central CFE-CGC, évoquant « la joie, le bonheur et le soulagement, l’apaisement » des employés de Fos.

Dès la décision connue, les représentants syndicaux présents à Strasbourg ont appelé les salariés du site pour la leur annoncer. « On va partager les clés avec (Marcegaglia) pour (…) avoir un avenir le plus pérenne possible », a poursuivi Yagiz Ugur.

600 millions d’euros investis

Marcegaglia s’est engagé à « reprendre tous les employés et à investir environ 600 millions d’euros dans un nouveau projet majeur de transformation industrielle, en plus des besoins en fonds de roulement », a rappelé le groupe dans un communiqué. Au terme, le projet d’investissement doit s’élever à 800 millions d’euros. « Même dans la sidérurgie, avoir un tel investissement en France, il y a bien longtemps qu’on ne l’a pas vu », a commenté Yagiz Ugur.

« À l’issue de la transformation, le site de Fos-sur-Mer satisfera environ 30 % des besoins en acier du Groupe Marcegaglia et utilisera des méthodes de production efficaces et durables », selon le groupe italien.

Une nouvelle audience le 28 juin pour les autres sites

Des offres de reprise partielle avaient concerné l’ensemble des cinq sites, de manière morcelée. Outre deux usines à Fos-sur-Mer et Hagondange (Moselle), Ascometal dispose de trois sites d’usinage et de parachèvement, à Custines (Meurthe-et-Moselle), à Saint-Etienne (dans le quartier du Marais) et Leffrinckoucke (Nord). Un centre de recherche sur les aciers spéciaux (Creas), comptant 25 emplois, est également implanté à Hagondange.

Pour ces sites, la chambre commerciale a renvoyé à une nouvelle audience fixée au 28 juin. Les offres de reprise devront être déposées au plus tard le 12 juin.

« Trouver une solution pour les autres sites »

« Espérons que l’avenir sera aussi radieux pour eux », a souhaité François Barges, délégué CGT à Fos. « Le travail continue pour trouver une solution pour les autres sites », a précisé le ministre, qui rencontre vendredi les représentants des syndicats d’Ascometal. Parmi les repreneurs potentiels, l’offre d’Acciaierie Venete, leader italien de l’acier, portait sur les sites d’Hagondange, Le Marais-Saint-Etienne et Custines ( « Marcus ») ainsi que sur le Creas.

L’inquiétude était montée samedi pour ces sites comptant quelque 700 salariés lorsque l’Italien a annoncé que « les conditions prévues par son offre n’étaient pas satisfaites ». Venete réclame à l’actionnaire actuel le financement du désamiantage et du dépoussiérage du site d’Hagondange, estimé à 11 millions d’euros par les syndicats.

Maintien de l’offre de Venete

Les salariés d’Hagondange bloquent l’usine depuis lundi et décideront vendredi de la suite du mouvement, Venete ayant prolongé jeudi son offre de reprise jusqu’à l’audience fin juin. « On est plutôt soulagés que Venete ait accepté de prolonger son offre », la « meilleure », avait réagi Alain Hilbold, délégué CFDT central. Selon lui, Europlasma a aussi déposé une lettre d’intention pour Hagondange (434 salariés), Custines et Marais (104 salariés sur les deux sites) ainsi que pour Leffrinckoucke (170).

« Le maintien de l’offre » de Venete est « une excellente nouvelle », ont réagi jeudi les élus de la communauté de communes d’Hagondange, prêts à apporter 15 millions d’euros pour soutenir l’offre de l’italien. Dans deux courriers adressés à l’exécutif, élus et CGT avaient réclamé que l’État apporte une « participation au capital » et éviter « la liquidation de ce fleuron sidérurgique ».

 

Zone de commentaire !

3 commentaires pour : "Reprise de l’usine Ascometal de Fos-sur-Mer validée"

  1. Les affaires passées avec les Italiens m’ont appris à être plus que méfiant à leur égard et ceci repose sur du vécu.
    Wait and see est de rigueur !

  2. Idem avec les Américains et nos « amis » allemands. Mais malheureusement, nous (et surtout nos dirigeants) sommes trop naïfs….

    Comme dit l’autre : « Gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ».

  3. C’est assez étonnant cette promesse d’investissements massifs…
    Ce groupe annonce vouloir investir sur le seul site de Fos-sur-mer 800 millions d’€ (soit environ 10% de son chiffre d’affaires annuel mondial ou encore 2 années de résultat net), sachant que les années précédentes, il en investissait 5x moins (dont 95% en Italie…), en ligne avec les 200mio € de lignes de crédit disponibles auprès d’un consortium de banques et de fonds.
    Sachant que ce groupe vise 0 endettement net dans les années à venir, le financement est pour le moins questionnable.

    « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». J. Chirac 1988.

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