Nouvelles productions à la fonderie et à l’usine mécanique : Stellantis Mulhouse va investir près de 10 millions d’euros
La direction des usines Mécanique & bruts, réunissant fonderie, forge, mécanique et outillage, a annoncé, ce vendredi matin 2 octobre, de nouveaux investissements d’un montant global de 10 millions d’euros sur le site mulhousien. L’information a été révélée par la CFE-CGC qui se réjouit de ces nouvelles perspectives, rendues publiques trois jours après l’annonce de 12 jours de chômage partiel au montage en octobre. Lesquels sont consécutifs à une baisse d’activité provoquée par la transformation de l’usine pour produire des véhicules électriques à l’horizon 2028.
La fonderie obtient la production du carter d’un nouveau moteur thermique. Le volume annoncé atteint 450 000 carters et représente environ 20 % de la production de la fonderie. Cette nouvelle activité s’accompagne d’un investissement de 4,9 millions d’euros.
L’usine mécanique va, pour sa part, produire une nouvelle traverse dans le cadre du programme d’allègement des composants. Le volume atteint 200 000 pièces par an. L’investissement annoncé s’élève à 5 millions d’euros.
Des pièces pour toutes les usines Stellantis en Europe
Enfin, la forge devrait se voir attribuer, le mois prochain, la fabrication d’un arbre primaire. « Le projet représente 715 000 pièces par an, avec un démarrage prévu en 2028 », indique la CFE-CGC. « Ces annonces donnent de la visibilité aux activités industrielles de Mulhouse. Elles reconnaissent aussi le rôle des salariés, de leurs compétences et de leur savoir-faire », indique Laurent Gautherat. Et le secrétaire du Comité social et économique central de Stellantis de demander « que les nouvelles charges s’accompagnent d’une politique d’emploi adaptée » avec « trois priorités : recruter en CDI lorsque les besoins sont durables ; anticiper les départs et le renouvellement des générations et organiser la transmission des savoir-faire avant leur disparition ».
Les usines Mécanique & bruts de Stellantis à Mulhouse fournissent des pièces à toutes les entités européennes du groupe automobile. Elles emploient environ 2 000 salariés.


Annoncer ces millions trois jours seulement après l’annonce de 12 jours de chômage partiel au montage en octobre laisse un goût amer.
Le virage vers le tout-électrique à l’horizon 2028 ne doit pas servir de prétexte pour faire porter toute l’instabilité sur les équipes. Comme le souligne le syndicat, la priorité aujourd’hui n’est pas seulement d’investir dans les machines ou les moules.