En Lozère, l’usine d’ArcelorMittal surfe sur la vague des voitures électriques
Publié le 03 octobre 2026
Chaque année, 60 à 70% de la production de l’usine est destinée à la mobilité électrique.
Pierrick Merlet
En à peine 10 ans, l’usine d’ArcelorMittal de Saint-Chély-d’Apcher est devenu un maillon incontournable de l’électromobilité européenne. Ses aciers pour les moteurs des voitures électriques séduisent le marché et l’industriel entend aller plus loin pour accompagner les constructeurs automobiles européens.
Sa tour claire se dresse tel un phare au-dessus d’une commune de 4 000 habitants. Et la présence d’un musée de la métallurgie à quelques dizaines de mètres de l’entrée de cette usine témoigne de son importance pour le territoire. Nichée à plus de 1 000 mètres d’altitude, l’usine ArcelorMittal de Saint-Chély d’Apcher n’est autre que le premier employeur industriel de la Lozère. Fruit de 110 ans d’histoire entre le plateau de l’Aubrac et le massif de la Margeride, comme en attestent les espaces verdoyants entourant le site industriel.
Et bien qu’éloignée des grandes villes, cette implantation est stratégique pour le sidérurgiste franco-indien. « Nous sommes ici dans le site spécialisé au niveau européen pour les aciers dédiés à l’électromobilité », lance Philippe Chappus, qui mène la visite. Il est le responsable du développement des aciers électriques pour l’usine d’ArcelorMittal à Saint-Chély d’Apcher.
Derrière cette appellation d’acier électrique, ce sont en réalité plusieurs marchés qui sont couverts par cette implantation industrielle de plusieurs hectares. Cet acier haut de gamme est destiné aux moteurs électriques pour les machines industrielles, à la production d’énergie (hydro-électricité, éolien, nucléaire) et surtout pour la motorisation des moteurs électriques et hybrides. « Ce dernier marché représente 60 à 70% de l’activité du site », glisse Bernard Legier, le directeur de l’usine qui emploie 200 collaborateurs.


