La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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vendredi 23 Jan, 2015
Catégorie : Formation

L’apprentissage, passage obligé pour les élèves ingénieurs de l’Ecole Supérieure de Fonderie et de Forge (ESFF)

Entre l’ESFF et Arts et Métiers ParisTech, c’est déjà une longue histoire puisque la première a été fondée en 1923 par un diplômé de la seconde, qui plus est à partir d’un mémoire sur l’apprentissage. Sous l’appellation « Ecole Supérieure de Fonderie », cette Ecole d’application, ouverte aux ingénieurs sortant des grandes écoles, est alors installée dans les locaux de son aînée où elle restera 25 ans. Plus tard, elle s’ouvrira aux diplômés de niveau Bac+2 avant de franchir une nouvelle étape, celle de l’apprentissage, en 1993. « Jusqu’alors, l’école était payante. Or en introduisant l’apprentissage comme mode de formation, cela permettait d’obtenir d’autres financements et, par conséquent, d’attirer des étudiants désireux d’être davantage en contact avec l’entreprise », résume Pierre-Yves Brazier. Au cours de la décennie suivante, l’école allait encore connaître un changement, avec l’ajout d’un second « f » à son acronyme en 2005. Le « f » de forge est une évolution voulue par l’ancien président du conseil d’administration comme une ouverture naturelle à d’autres procédés de transformation des matériaux métalliques. Les deux procédés de fonderie et de forge peuvent en effet être complémentaires et répondre l’un et/ou l’autre à des spécifications particulières des clients. « C’est pourquoi l’école a décidé de s’ouvrir aux métiers de la forge en dispensant des enseignements spécifiques, et d’encadrer ainsi tous les métiers qui touchent à la métallurgie et à la transformation des matériaux métalliques », explique-t-il.

Aujourd’hui, on y entre sur concours, à Bac+2, auquel se présentent des étudiants possédant un BTS, un DUT ou ayant fait une classe préparatoire aux grandes écoles. Ceux qui ont une licence peuvent aussi y entrer sur dossier. Enfin, depuis 2010, l’école recrute également via le concours commun aux Arts et Métiers ParisTech. « Sur la trentaine d’élèves que nous accueillons chaque année, plus du tiers provient des classes préparatoires et de la filière DUT », souligne Pierre-Yves Brazier qui observe que cela constitue une bonne ouverture et un enrichissement au sein des promotions. Pour ceux qui ont la chance d’entrer dans cette école unique au monde – il n’existe pas en effet d’autre école formant des ingénieurs spécifiquement dans les domaines de la fonderie et de a forge – commence alors trois ans d’études en alternance entre l’école et l’entreprise, « chaque élève étant obligé d’avoir un contrat d’apprentissage ce qui ne pose pas vraiment de difficulté puisque les offres des industriels représentent quasiment le double des demandes des élèves de l’ESFF », précise-t-il.

Durant trois ans, ils vont ainsi franchir différentes étapes, allant de la découverte de l’environnement de l’entreprise dans laquelle ils sont en apprentissage à leur projet de fin d’études, en passant par l’initiation au métier, la préparation à l’autonomie et l’utilisation de méthodes s’appuyant sur des connaissances scientifiques. « Etre ingénieur requiert évidemment un certain niveau d’exigence en anglais. Aussi faisons-nous en sorte que nos élèves puissent aller travailler à l’étranger, dès la première année, durant au moins six semaines, dans le cadre de l’entreprise », indique le directeur de l’ESFF. Certains d’entre eux d’ailleurs font leur apprentissage à l’étranger, notamment en Chine, en Hongrie, en Serbie, au Mexique, au sein d’entreprises de dimensions internationales. Une particularité de cette école qui montre au passage qu’il existe de réels besoins en compétences dans les secteurs de la fonderie et de la forge qui représentent pourtant des marchés de niche. « Notre vocation est de former des ingénieurs en conception et production, autrement dit du personnel très opérationnel », rappelle-t-il. Il n’est donc pas étonnant qu’à leur sortie de l’école ces jeunes ingénieurs trouvent du travail assez facilement. Ainsi sur la promotion sortante, 81% d’entre eux avaient soit une embauche, soit une promesse d’embauche deux mois avant la fin de leur cursus, ou pour quelques-uns une poursuite de leurs études, ce qui est significatif. Nombreuses sont en effet les entreprises à chercher des personnels de ce type. « Il y a une pénurie », confirme Pierre-Yves Brazier. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup d’entreprises choisissent de prendre un apprenti afin de pouvoir ensuite le recruter.

Dans cette école où les traditions sont très fortes, la promotion sortante recevant une cloche de la part de la promotion sortie, plus que devenir ingénieur on apprend à l’être. D’où l’importance du mot apprentis, tant décrié durant des décennies au sein de notre société. « J’ai commencé à travailler dans un département de R&D qui était un véritable creuset de jeunes recrutés où l’on nous a laissé le temps d’être opérationnels au sein de l’entreprise. Alors qu’aujourd’hui, les entreprises n’ont plus le temps, d’où la force de l’apprentissage qui leur permet de former et d’évaluer progressivement un jeune ingénieur », constate-t-il. C’est dire l’importance de la convention de partenariat signée à l’automne dernier, qui permet désormais à Laurent Carraro et Pierre-Yves Brazier, qui partagent cette même vision d’un ingénieur formé à la fois dans une école et au sein de l’entreprise, d’écrire la suite de l’histoire de chacune des écoles qu’ils ont le plaisir et la passion de diriger afin de faire en sorte qu’elles puissent profiter l’une de l’autre, de leurs compétences, de leur savoir-faire et de leurs moyens dans le cadre du réseau d’Arts et Métiers ParisTech.

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Ecole Supérieure de Fonderie et de Forge (ESFF) – Pierre-Yves Brazier – email : py.brazier@esff.fr – http://www.esff.fr

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