La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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vendredi 23 Juin, 2023
Catégorie : Evènements

En piste pour produire des obus pour l’Ukraine : la Fonderie de Bretagne

L’Informé-

Une ancienne fonderie Renault en piste pour produire des obus pour l’Ukraine
Spécialisée dans les pièces de moteurs automobiles, la Fonderie de Bretagne, près de Lorient, pourrait fabriquer des enveloppes d’obus pour Thales. Les discussions avec la DGA ont démarré.

Thierry Mestayer
Publié : 22/06/2023 à 13:29

SCRANTON, PA – APRIL 12: Billets are forged at the Scranton Army Ammunition Plant on April 12, 2023 in Scranton, Pennsylvania. The U.S. Army is rapidly moving to scale up the production of the ammunition built at the plant and being supplied to Ukraine. Hannah Beier/Getty Images/AFP (Photo by Hannah Beier / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

HANNAH BEIER / Getty Images via AFP
Un coup de pouce inattendu. Une ex-usine de Renault en Bretagne pourrait profiter de « l’effort de guerre » engagé en faveur de l’Ukraine pour remplir son plan de charge. D’un côté, la Direction générale de l’armement (DGA) du ministère des armées cherche à reconstituer les stocks, réduits par les livraisons d’armements et de munitions à l’armée ukrainienne. De l’autre, la Fonderie de Bretagne, vendue en novembre 2022 par Renault au fonds allemand Callista Private Equity, traque de nouveaux marchés pour équilibrer ses finances et assurer son avenir. Car, si Renault s’est engagé lors de la cession à lui commander des volumes jusqu’en 2026, les pénuries de composants électroniques bloquent ses lignes de production et affectent, par effet ricochet, ses sous-traitants.

Le Télégramme – Et si la Fonderie de Bretagne fabriquait des obus de mortier ? Le député Jacques y est favorable

La Fonderie de Bretagne à Caudan peut-elle fabriquer des obus de mortier ? Le député d’Hennebont, Jean-Michel Jacques, y croit et annonce la venue prochaine de la direction générale de l’armement.

Jean-Michel Jacques annonce la venue prochaine de Direction générale de l‘armement à la Fonderie de Bretagne à Caudan afin « d‘évaluer la possibilité et la capacité de cette dernière à produire des obus de mortier ».

Rapporteur de la loi de programmation militaire, le député d’Hennebont, Jean-Michel Jacques, dit avoir « obtenu que des autorités de la Direction générale de l‘armement du ministère des Armées se rendent prochainement à la Fonderie de Bretagne de Caudan afin d‘évaluer la possibilité et la capacité de l’usine à produire des obus de mortier ». Dans un communiqué, il assure s’être toujours « engagé à faire tout ce qui est en (son) pouvoir pour pérenniser l’activité de la fonderie. L’usine a été rachetée par Callista il y a quelques mois ».

Souveraineté industrielle

Selon lui, la production d‘obus de mortier à Caudan permettre de « diversifier l‘activité et ainsi maintenir les emplois ». Outre la pérennisation du site localement, cette opportunité permettrait « de consolider notre souveraineté industrielle nationale et de rentrer dans la logique d’économie de guerre consacrée dans la loi de programmation militaire 2024-2030 ». Jean-Michel Jacques précise avoir informé le ministre des Armées et le ministre délégué à l‘Industrie de cette opportunité « en soulignant les précieux savoir-faire et tout le potentiel du site de Caudan ».

Du côté de la CGT on reste très prudent après cette annonce. « Pour l’instant rien n’est fait, cela reste une visite d’entreprise. Quel volume ? Quelles pièces ? On ne sait pas », commente Maël Le Goff.

Zone de commentaire !

6 commentaires pour : "En piste pour produire des obus pour l’Ukraine : la Fonderie de Bretagne"

  1. La fonderie de Meung sur loire etait spécialisée dans la production d’obus se 120, 81 er 62 mm.
    D’abord produit en Fonte mallealble 700.2 , ils sont passés en GS de la même nuance, la production pouvant aller a 20 000 obus de 120 /mois. Et produit sur un chantier impact horizontal GF.

    1. Voilà bien un commentaire de qq un qui vit hors-sol, qui croit que le monde est peuplé uniquement de gentils…
      Peace and love!! La liberté n’est pas acquise, il faut constamment la défendre. Ou bien renoncer et présenter son cou aux égorgeurs.

      Mais , il y a la réalité. En pleine face. Et depuis le 24-02-2022, un pays en a agressé un autre, en violation de toutes les règles internationales. Faut-il lui demander gentiment de rentrer chez lui, lui envoyer un bouquet de rose ou lui faire les gros yeux?

      Ca me rappelle les pacifistes qui en 1393 disaient que l’on pouvait s’entendre avec Hitler, un « homme raisonnable », etc.

      1. « Voilà bien un commentaire de qq un qui vit hors-sol, qui croit que le monde est peuplé uniquement de gentils… »
        De grâce Lamy : merci d’éviter les attaques ad hominem, qui ne font que démontrer l’absence d’arguments de fond. Ma phrase, certes provocatrice, était destinée à ouvrir le débat sur la pertinence d’une entrée de FdB sur le secteur de l’armement, et plus précisément sur celui des munitions.

        Mais avant d’en revenir au fond, je me permettrai une digression portant sur l’argumentaire déployé par mon contradicteur :

        « Peace and love!! La liberté n’est pas acquise, il faut constamment la défendre. Ou bien renoncer et présenter son cou aux égorgeur » : tout le monde est d’accord là-dessus, il s’agit en fait d’un lieu commun en guise d’introduction…

        « Et depuis le 24-02-2022, un pays en a agressé un autre, en violation de toutes les règles internationales. Faut-il lui demander gentiment de rentrer chez lui, lui envoyer un bouquet de rose ou lui faire les gros yeux? » : les invasions ou autres conflits entre deux pays avec lesquels nous n’avons aucun accord de défense ont été nombreux par le passé, sans forcément entraîner d’engagement de notre part. En quoi cela serait-il différent cette fois-ci ? Et si, pour cette fois, nous jugions qu’il s’agisse d’une agression injuste et condamnable, pourquoi ne pas être cohérents et nous engager directement dans le conflit afin d’y défendre nos valeurs ?

        « Ça me rappelle les pacifistes qui en 1933 disaient que l’on pouvait s’entendre avec Hitler, un « homme raisonnable », etc » : voici un bel exemple de tactique argumentative basée sur l’hyperbole et l’appel au ridicule.

        Je résumerai donc le sophisme de Lamy ainsi :
        « 1. Le Fondu Suisse vit hors-sol et croit que le monde est peuplé uniquement de gentils » –> affirmation fallacieuse (Lamy ne me connait pas), mais qui constitue la première proposition du sophisme.
        « 2. Ça me rappelle les pacifistes qui en 1933 disaient que l’on pouvait s’entendre avec Hitler, un « homme raisonnable » » –> deuxième proposition qui est un argumentum ad odium : « Hitler : un homme raisonnable », c’est évidemment odieux.
        3. La conclusion tacite du sophisme : ce que dit Le Fondu Suisse est ridicule et odieux car il vit hors-sol et croit que… etc, etc.

        Et du coup, on évite de parler du fond. CQFD.

        1. Et le philosophe, c’est quoi le fond pour toi?

          On interdit toutes les entreprises de fabriquer du matériel militaire, sous prétexte que les hommes sont idiots et agressifs? Qu’est-ce que tu proposes pour mettre fin aux conflits éternels et guerres, depuis que l’homme est sur Terre? Sérieux…

          Personne ne veut aller à la guerre, c’est certain. Mais il faut savoir s’y préparer, se défendre. Surtout en ces temps où quelques félés du bulbe s’excitent et menacent.
          Même dans ta Suisse, il y a une armée et des industries de défense. Car en cas de conflit, on sait ce que vaut la prétendue neutralité. Demande au Belges, en 1940….Les Teutons se sont assis dessus. Et si la Suisse n’avait pas collaboré honteusement avec le Reich, elle y serait probablement passé, à la casserole!!

          Pas besoin de connaitre personnellement quelqu’un, suffit souvent d’étudier ses écrits.

          Point final pour moi.

          1. Le fond pour moi, c’est la pertinence (ou non) d’une entreprise d’entrer un secteur dans lequel elle n’était pas présente jusqu’alors. Cette décision est-elle basée sur une profonde analyse de l’évolution de ce marché et qui permettra un développement pérenne de FdB ? La société trouvera-t-elle assez de clients (y compris à l’international) dans ce secteur afin d’éviter de tomber de Charybde en Scylla ? Sur quelle structure commerciale et technique s’appuiera-t-elle pour décrocher des marchés d’armement à l’international ? De quelles armes (sans mauvais jeu de mots) dispose FdB pour conquérir des parts de marchés dans un secteur nettement plus compétitif que l’automobile ? Où trouver les financements des nécessaires investissements sachant que les banques et les investisseurs sont de plus en réticents à prêter sous la pression des actionnaires activistes.
            Quid de la connaissance des normes spécifiques et de la certification par le SMQ/SQ ? Qu’en est-il de l’archivage des documents relatifs aux marchés de l’armement, des restrictions d’accès, de la garantie du secret, etc. ? J’en parle en connaissance de cause…
            Ou s’agit-il simplement de profiter d’une opportunité à court terme ? Dans ce cas, le jeu en vaut-il la chandelle ?

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