Extrait de l’article de l’excellent site https://www.connaissancedesarts.com/
Dans la vallée de Chevreuse, la Fondation de Coubertin réunit sur un domaine de 30 hectares une « université » ouvrière, les Ateliers Saint-Jacques et la Fonderie de Coubertin qui nous a ouvert ses portes.
À cinq minutes de la gare RER Saint-Rémy-lès-Chevreuse se dresse un château du XVIIe siècle un peu à l’abri des regards. Des tailleurs de pierre, des menuisiers, des métalliers et des fondeurs y travaillent sur des chantiers d’exception : restaurations pour le château de Versailles, bronzes pour les grands musées, grilles d’un palais présidentiel, fonte pour des artistes… La Fondation de Coubertin est bien plus qu’un centre d’artisanat d’art, c’est un modèle pédagogique et économique sans équivalent en Europe, avec, entre autres, une fonderie de renommée internationale.
Une rencontre fondatrice
Tout commence en 1949, lorsqu’Yvonne de Coubertin, dernière héritière du domaine, rencontre Jean Bernard, figure du renouveau compagnonnique. Diplômée en philosophie et présidente pendant un demi-siècle de l’Association Fénelon – qui accompagnait les jeunes femmes de province venues étudier à Paris –, Yvonne n’est pas une héritière effacée. Jean Bernard, lui, apporte une légitimité ouvrière forgée dans les ateliers de son père, le sculpteur Joseph Bernard, et les fonderies des grands maîtres parisiens. Deux univers que rapproche une même conviction : le travail manuel, porté à son plus haut degré d’exigence, mérite d’être transmis avec la rigueur requise pour la création d’une œuvre d’art… Lire la suite
A découvrir une excellente vidéo sur les métiers de la fonderie.

