Ces deux superalliages fondateurs marquent le début du large déploiement des alliages de nickel dans les moteurs d’avions à partir de 1960, d’abord aux États-Unis puis en Europe. Pratt & Whitney sera aussi le pionnier de l’utilisation des aubes de turbines en superalliages monocristaux pour les moteurs d’avions
La découverte du Waspaloy®
En 1960, le métallurgiste américain Rudolf Thielemann ingénieur chez Pratt & Whitney dépose le brevet US hashtag#patent 2948606A du superalliage WASPALOY®. C’est un alliage qui dérive des Nimonic® (Ni-20Cr – 14Co – 4Mo-3Ti – 1.5Al) étudié par Thielemann, quand il travaillait alors chez General Electric (GE) à Schenectady, NY, dès la fin des années 1940 avant qu’il ne rejoigne P&W en 1945. Il est testé sur le moteur Pratt & Whitney « Wasp » (la guêpe) d’où il tirera ensuite son nom de Waspaloy®.
Le Waspaloy® est durci classiquement par précipités Gamma prime (γ’) (Ni3Al, Ti) et on considère qu’il est à la base du développement de beaucoup de nuances de superalliages comme le René 41 de GE, l’Udimet 720 de Special Metals et bien d’autres nuances actuelles de superalliages.
Le Waspaloy® est un superalliage à base de nickel, durcissable par vieillissement, offrant une excellente robustesse à haute température et une bonne résistance à la corrosion, notamment à l’oxydation, à des températures de fonctionnement allant jusqu’à 650 °C pour des applications rotatives critiques, et jusqu’à 870 °C et pour d’autres applications moins exigeantes. La robustesse de l’alliage à haute température provient de ses éléments de renforcement en solution solide, le molybdène, le cobalt et le chrome, et de ses éléments de durcissement au vieillissement, l’aluminium et le titane.
Le Waspaloy® est un alliage de choix aussi bien pour les pièces rotatives que pour les pièces non rotatives des turbines à gaz utilisées dans l’industrie aéronautique en raison de sa grande robustesse et de sa résistance à l’oxydation à des températures élevées.
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