La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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mardi 08 Août, 2023
Catégorie : Non classée

La France redevient le premier pays exportateur d’électricité

Au premier semestre 2023, l’Hexagone a bénéficié du redémarrage de ses réacteurs nucléaires ainsi que d’une bonne production d’énergie éolienne

Centrale nucleaire de Dampierre en Burly
La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, dans le Loiret.  –  PATRICK GELY/SIPA

Cocorico ! La mauvaise passe électrique semble éloignée. Au premier semestre 2023, la France a retrouvé sa place de premier exportateur d’électricité en Europe, tandis que la Suède s’arroge la seconde place, note Le Figaro. L’Hexagone a ainsi exporté 17,6 TWh chez ses voisins européens, d’après un rapport d’EnAppSys.

Pour rappel, la fermeture de réacteurs nucléaires avait fait chuter la production française en décembre 2022. Si bien que la France était devenue importatrice nette d’électricité. Une première depuis des décennies, alors que Paris se fait généralement fort d’utiliser son atout nucléaire dans son jeu énergétique.

« Corrosion ». Depuis, EDF, en pleine réorganisation de ses activités nucléaires, a œuvré et plusieurs réacteurs nucléaires ont pu redémarrer : la moitié du parc est ainsi en service. De quoi suffire sans problème à la consommation intérieure de l’été.

De plus, à la grâce d’une saison de vents forts en France, les éoliennes ont tourné à fond, précise BFM Business. Les opérateurs, disposants de prix de vente minimum garantis, ont continué à produire et les prix de marché de court terme sont même tombés à zéro ! L’Italie et le Royaume-Uni ont notamment pu bénéficier de l’électricité française.

Attention, rien n’est joué : l’hiver 2023-2024 pourrait s’annoncer difficile à gérer. Pour l’heure, le marché reste à l’affût des dernières nouvelles d’EDF, qui a réussi à renouer avec les bénéfices au premier semestre 2023. L’entreprise doit achever une dernière série d’examens pour vérifier l’état des centrales, et notamment savoir si de nouvelles fissures ont été décelées. Fin juillet, sur 16 réacteurs sensibles au problème dit de « corrosion sous contrainte », 11 avaient été réparés et deux autres étaient en cours de réparation.

Zone de commentaire !

17 commentaires pour : "La France redevient le premier pays exportateur d’électricité"

  1. J’espère que nos « amis » (sic) allemands refusent de nous acheter de l’électricité d’origine nucléaire, en cohérence avec leur « politique énergétique ».
    Qu’ils se débrouillent avec leurs centrales à gaz et charbon….et cessent de nous mettre des bâtons dans les roues. Voeux pieux, tant nos gouvernants français ont toujours fait preuve de servilité et de lâcheté devant les exigences allemandes dans le domaine, au détriment des intérêts essentiels du pays.

    1. Sur le 1er semestre 2023, la France a importé environ le double d’électricité allemande que l’inverse. L’Allemagne reste donc exportatrice nette vers la France.

      https://www.agora-energiewende.de/service/agorameter/chart/power_import_export/01.01.2023/09.08.2023/today/

      Sur 12 mois glissants, c’est 4x plus d’importation d’électricité allemande que d’exportation vers l’Allemagne. Sur les 5 dernières années, c’est 8x plus…

      Et si on y regarde de plus près, on peut noter que le pic d’émissions de CO² pour la production d’électricité en Allemagne correspond précisément à la période où la France a le plus fait appel à l’électricité allemande (octobre 2021 à avril 2023). C’est-à-dire la période pendant laquelle le parc nucléaire français n’a pas pu faire face à la demande intérieure. Simple coïncidence ou côté français mauvaise gestion anticipative du parc de production ?

  2. la consommation totale d’énergie primaire allemande repose encore à 80 % sur les énergies fossiles .

    L’explosion des prix de l’énergie et de nombreuses matières premières en font un problème social majeur et une menace vitale pour l’industrie Allemande et aussi française.

    1. Je ne sais pas d’où provient ce mythe de production/consommation d’électricité allemande avec 80% d’énergie fossile… (source ?).

      Les faits sont cependant assez différents : à titre d’exemple on peut prendre une journée représentative en plein hiver, lors d’un pic de consommation en Allemagne. Prenons le 12 janvier 2023 à 8h00 (heure du pic de consommation), lorsque la production solaire est quasi nulle et l’éolien Offshore au mini et Onshore à un niveau moyen. Le mix de production s’établit comme suit :
      Biomasse 5,6 GWh (6,6%)
      Hydro électrique 1,8 GWh (2,1%)
      Centrale à accumulation par pompage 4,2 GWh (5,0%)
      Eolien Offshore 4,6 GWh (5,4%)
      Eolien Onshore 42,7 GWh (50,4%)
      Solaire 0,3 GWh (0,4%)
      Centrales conventionnelles à énergies fossiles 25,2 GWh (29,8%)
      Total: 84,7 GWh (100%)

      Depuis le moi d’avril, la part du solaire a considérablement augmenté, celle de l’éolien diminue (moins de vent en été) et la part des énergies fossiles ne dépasse que rarement les 50%.

      En Allemagne, la transition énergétique est en cours depuis longtemps, mais au détriment du prix du kWh qui pour les particuliers se situe depuis des années au triple du niveau moyen français : actuellement c’est 0,55€ du kWh en moyenne sur les contrats existants, et plus de 0,85€ sur les nouveaux contrats de fourniture électrique… Tout a un prix !

  3. https://www.transitionsenergies.com/france-allemagne-freres-ennemis-de-la-transition-energetique/

    Et puis, comparons les émissions polluantes par individu de nos 2 pays, en t/an!! Pas terrible, coté allemand.

    La politique allemande est ce qu’elle est; c’est leur problème. Ou cela devrait être.
    Mais qu’ils essayent par tous les moyens de détruire la politique énergétique de la France, qui pour cette fois à faire preuve d’un grand réalisme et d’une vision long terme remarquable (merci nos anciens!), qui émet infiniment moins de CO2 grâce à son énergie nucléaire, ce n’est pas admissible entre voisins européens.

    Ils continuent d’appliquer le principe du sinistre Goebbels :  » Calomniez, calomniez, il en restera toujours qq chose ».

    Ils nous révèlent de sombres restes de leur idéologie nauséabonde, que l’on croyait disparue depuis lors.

  4. Article qui tombe à point.

    https://www.transitionsenergies.com/patron-eon-demande-allemagne-arreter-donner-lecons-a-france-sur-nucleaire/

    Même si l’on ne dispose pas du texte intégral, le quelques lignes sont très intéressantes. Il semble que même dans l’empire teuton, cet excès de zêle et d’hostilité affichée envers la politique nucléaire de la France, n’est pas du goût de tout le monde. A commencer par celui du patron du groupe énergétique E.O.N.

    Enfin un peu de réalisme et d’honnêteté intellectuelle (voir d’honnêteté tout court) chez les kaskapointe.

    1. Déjà, traiter les allemands de « kaskapointe » c’est aussi déplacé que de traiter les français d’ « êtres puants et arrogants, qui hissent le drapeau blanc au premier coup de canon »…

      Evidemment que la politique énergétique allemande ne convient pas au patron d’e.on : c’est le principal fournisseur d’énergie atomique en Allemagne. Il a tout à perdre avec la sortie du nucléaire et son opinion n’est motivée que par des considérations financières. Argument à 2 balles, donc…

  5. Le principe allemand est pourtant simple : si le nucléaire est actuellement nettement plus décarboné que les énergies fossiles (cela dit, les chiffres ne tiennent pas compte du coût en CO2 des démantèlements futurs) ce n’est pas pour autant une énergie durable et renouvelable. C’est pour cela que l’Allemagne a accepté de l’inclure dans la taxonomie des énergies vertes mais seulement au titre d’énergie de transition. Ce n’est pas une calomnie : c’est un fait.

    Quant au « grand réalisme et sa vision long terme remarquable » de la politique énergétique française acquise par des décennies de subventions gigantesques et financée par une dette qui culmine à 3.000 milliards d’euros et 112% du PIB, au point de devenir en volume le premier souscripteur de dettes en Europe, tu parles d’un exemple…

    D’ailleurs, quel est le plan à long terme de la France pour « transiter » du nucléaire vers les renouvelables ??

    Et pourquoi attribuer à Goebbels la citation « Calomniez, il en restera toujours quelque chose » alors qu’elle est de Francis Bacon dans son ouvrage « De la dignité et de l’accroissement des sciences (1623) », comme si les allemands d’aujourd’hui avaient encore quelque chose à voir avec les nazis ?

  6. 1 – La dette française n’est pas imputable à 100% au nucléaire. Première affirmation fausse…et pas la dernière.

    2 – En attendant que le rêve d’une énergie à 100% renouvelable soit là (encore faudra t-il être capable de stocker tout ce qui est produit quand il n’y a ni soleil, ni vent!), le nucléaire permet quand même de produire sans les émissions polluantes exagérées du charbon et du gaz…comme celles de l’Allemagne.
    Curieux que nombre de pays, aussi « cons » que les Français, aient autant de projet de construction de centrales nucléaires. Pourquoi ne suivent-ils pas le « modèle » allemand basé en partie sur le gaz russe?

    3 – La citation de Goebbels n’est certes pas de lui, mais il n’empêche qu’elle semble toujours d’usage chez nos voisins d’outre-Rhin…et c’est ce qui est inquiétant.!!! Même le patron de EON le reconnait, c’est dire.

    4 – Quant au plan pour la relance des énergies renouvelables, au coté du nucléaire, il est vrai qu’il se fait attendre. A ne pas prendre de direction ferme et s’y tenir, depuis plus de 30 ans, nos dirigeants ont fait montre pour le moins, d’amateurisme, d’incompétence et d’absence de vision d’avenir pour le pays. Ce qui nous a fait perdre beaucoup de temps.

  7. Pour 2022, la repartition de production électrique est de
    Combustible fossile: 45,5% dont
    Lignite: 20,3
    Charbon: 11,3
    Gaz naturel: 13,3
    Petrole: 0,8
    Energie renouvelable : 43,9% dont
    Eolien: 22
    Photovoltaïques 10,4
    Biomasse 7,5
    Hydraulique2,9
    Dechet 1
    Nucleaire 6,5%
    Le jour de consommation annoncé semble particulièrement different de la repartition de 2022. Bien qu’il manque quelques pourcentages à la repartition annoncée par Wikipedia, nous voyons la forte dependance de la RFA aux energies issues aux combustibles fossiles .

    1. La répartition de 2022 est différente de 2023 pour la raison que j’ai évoqué ci-dessus : en 2021 et en 2022, l’Allemagne a dû augmenter sa production d’électricité par combustibles fossiles afin de satisfaire la demande française. Ce pic de production électrique est corrélé au pic d’exportation d’électricité allemande vers la France. En effet, la production du parc nucléaire français en baisse depuis 2021, ne pouvait pas faire face à la demande intérieure, et les autres moyens de production d’électricité en France étaient saturés. Dans ces conditions, c’est facile de dire que l’électricité allemande est moins verte ! La faute à qui ?

      De plus, même dans les conditions évoquées ci-dessus, pour l’année 2022 l’Allemagne est très très loin des 80% de dépendance aux énergies fossiles annoncés par Piwi. C’est même un quasi équilibre entre les énergies fossiles et les renouvelables.

      En 2023, depuis la reprise de production du parc nucléaire français ayant entraîné la diminution de la demande d’importation d’électricité allemande vers la France, la part des combustibles fossiles a été réduite à moins de 30%.
      Les faits sont têtus. Mais, pour reprendre la citation précédente : « Calomniez, il en restera toujours quelque chose »…

  8. Quand Piwi dit que la consommation primaire d’energie fossile est de 80%, il n’a pas tort car la consommation electrique ne couvre que 19 % des besoins énergétiques. Il est probable que 80 % restant soit des energies fossiles. Petrole, gaz erc…

    1. Ah mais dans ce cas-là on compare des choses qui ne sont pas comparables : la consommation primaire englobe toute l’énergie nécessaire à tous les secteurs, y compris l’industrie, le chauffage des particuliers, et surtout y compris les transports.
      Or la production de chaleur pour le parc industriel allemand et pour le chauffage des particuliers occupe un portion plus importante du mix qu’en France, l’Allemagne étant géographiquement désavantagée de ce point de vue.
      Pour les transports, là aussi, compte tenu de la répartition de la population allemande sur le territoire (moins de concentration de population dans les grandes agglomérations par rapport à la France), et du fait que l’Allemagne soit une zone de transit de marchandises nettement plus importante que la France, le pourcentage est forcément différent. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit forcément « moins bon ».

  9. Le nombre d’habitants au km2 en allemagne est de 232, il n’est que de 110 en france. Dire que l’Allemagne concentre mois sa population dans les grandes villes est une erreur et je pense que c’est plutot l’inverse. Quand on voit ke nombre de camions avec des plaques des pays de l’est ou espagnol, ou portugaises circulant sur nos routes, je ne sais pas si la france est moins u pays de transit que l,allemagne.

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