La fonderie et Piwi

MENU
Par : piwi
73
0
mercredi 05 Juin, 2024
Catégorie : AAESFF

Marcel Le Meur : il y a 80 ans nous a raconté son D DAY :

« Je suis né à Cléguérec en Bretagne en 1928.

A 6 ans, on a déménagé à coté de Saint-Lô où on a vécu le débarquement… avec un coté anecdotique :

mon Père était distillateur et donc les Allemands comme les Américains qui étaient de part et d’autre du village avant que Patton ne décrète l’attaque venaient se servir en breuvage (les uns côté rue, les autres coté cour» ! Cela a duré 5 semaines« .

Piwi & PMC : « Marcel pourquoi l’ESF ?»

Marcel : « pendant et après la guerre la vie continuait et j’ai fait l’école Bréguet pour devenir ingénieur. On y avait un « prof » de chimie qui nous parlait entre autres de la bombe atomique (en plein guerre !) mais aussi de la fonderie et de l’ESF : « « c’est une école qui permet d’être bien payé à sa sortie : ‘’’c’est payé très cher’’’ » »

C’est ainsi que j’ai postulé pour l’ESF. A cette époque, si l’on n’était pas ingénieur Arts-et-Métiers, on devait faire un stage ouvrier d’un an avant l’intégration pour l’année de spécialisation. Je l’ai fait à la fonderie « Le Réveil » à Bourg-Fidèle dans les Ardennes : une usine de poêlerie (qui fabriquait entre autres des caquelons pour Madagascar) et là j’ai appris à serrer un moule pour obtenir des pièces très minces : ‘trop serré et y-avait des soufflures’, ‘pas assez et y-avait des effondrements de motte’. C’était durant une conférence finale (dernière année de Breguet – juste à l’après-guerre)

Piwi & PMC : « Et pendant l’ESF, ta promo 53»

Marcel : « Nous étions 5 Breguet, 3 Gad’zarts, 2 Belges, dont un s’appelait Colette, mais avec aussi Jacques Blanchard (un ICAM de la fonderie Legénisel & Blanchard), et Robert Génot (Acieroy – AFE)…. Nous étions à la Sorbonne « « « moi, j’ai été à la Sorbonne » » » durant 3 à 4 mois puis le syndicat nous a logé à Corvisart (une dépendance pour la formation des profs avec un labo de chimie du tonnerre de Dieu) avant la construction de l’école à Bagneux là où Claude France (56 et également Bréguet et également une figure de l’Amicale) et d’autres ont fait leur spécialisation de l’ESF« .

Piwi & PMC : « Et après, dis-nous ?»

Marcel : « j’ai été affecté à ma sortie de l’école à l’aciérie d’Hirson (dont les propriétaires étaient des Gallois), sur les recommandations de Jean Lainé (directeur de l’ESF) , fonderie que l’on avait visité durant notre voyage d’étude (Nord et Ardennes), une « boîte» qui nous paraissait d’avant-garde. Mais Hirson cherchait un ingénieur parlant anglais ! Et donc j’ai été envoyé 3 mois au Pays de Galles (Cornist ?) pour apprendre l’anglais ce qui m’a permis d’être bilingue. J’y suis allé en moto (une Peugeot 575 cc ?) que j’avais gagné (que je m’étais offert) en faisant une mission à Madagascar pour la marine en tant que jeune ingénieur potentiel futur officier mécanicien. Mais, j’ai choisi la fonderie d’Hirson. Les Anglais connaissaient un peu le métier et ils venaient une fois par an pour visiter leur usine et les lieux où leurs descendants avaient combattu. »

Piwi & PMC : « Et nous voici fin 56 et 1957 ?»

: je suis resté 4 ans à Hirson puis je suis allé à Sainte -Suzanne, (chez Leroy, puis Acieroy puis… puis AFE puis SAFE de nos jours

Zone de commentaire !

0 commentaires pour : "Marcel Le Meur : il y a 80 ans nous a raconté son D DAY :"

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Dernières publications


Toutes nos catégories

Articles par années

Les partenaire de Piwi