Une pièce usinée au centième, parfaite au contrôle dimensionnel, peut revenir non conforme du traitement. Sans qu’un seul coup de fraise ait été mal exécuté.
Le traitement de surface est prescrit par le client. Il est noté au plan, et ce n’est pas nous qui le choisissons. Nous ne le réalisons pas non plus : aucun traitement n’est fait sur site, ils partent tous chez des partenaires.
Ce qui reste de notre côté, c’est le travail que personne ne voit. Avant l’usinage, le bureau d’études ajuste les cotes du plan.
Parce qu’un traitement dépose de la matière, ou en retire. Quelques microns, parfois davantage. Une pièce usinée directement à la cote finale sort du traitement hors tolérance. Il faut donc prévoir la bonne surépaisseur, au bon endroit. Et il faut réserver les épargnes : les zones que le client veut voir protégées du traitement — un alésage, une portée, un filetage.
Si ce travail n’est pas fait, la pièce part, revient traitée, et il est trop tard. On ne rattrape pas une cote sur une surface traitée. Un atelier qui traite lui-même peut parfois reprendre. Nous, non.
C’est une étape invisible sur le devis, invisible sur le plan, et qui décide de la conformité.
Aux concepteurs : sur votre prochaine pièce, les épargnes sont-elles explicites au plan, ou implicites ?

