La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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lundi 03 Juin, 2024
Catégorie : AAESFF

Jérôme Lebert un parcours exemplaire celui d’un ESFF de la promo 2005.

Jérôme Lebert un parcours exemplaire celui d’un ESFF de la promo 2005.

Originaire de Blois « dans le Loir et Cher» qu’il s’amuse à préciser, il s’oriente vers un DUT des Matériaux à Nantes.

Le spectre desdits matériaux (plastiques, céramiques, bois, métaux…) est large et ses expériences d’intérimaire dans des sociétés de mécanique, ainsi qu’un père outilleur l’orientent naturellement vers la métallurgie. Il choisit donc de poursuivre ses études à l’ESFF, aussi parce que l’école offre la possibilité de l’alternance (école/entreprise) ce qui n’est pas négligeable économiquement.

L’ESFF  et Georges Chappuis son directeur, reçoivent quant à eux, une demande de l’association des forgerons pour une entreprise de ce coin méconnu et industrieux du Vimeu disposée à recevoir un « alternant ». C’était en 2002, et Jérôme Lebert sortira diplômé ESFF en 2005 . Cela fera donc bientôt 20 ans.

Cayeux-plage dans la Somme, est connue pour cette curiosité géologique que sont ses galets (force de broyage en quartz) que Sifraco (où j’avais essayais d’exceller à vendre ses sables), exportait dans 52 pays du Monde.

Decayeux STI c’est le nom d’entreprise méconnue de 800 salariés (350 à l’époque) qui reçoit Jérôme comme alternant puis comme salarié à Saucourt.

Jean Pierre Benoît, responsable de l’unité de forge et usinage, accompagnera Jérôme en tant que maître de stage durant ses 3 années d’apprentissage. Ayant pour base le Bureau d’étude, Jérôme n’a peur de rien. Il dessine des outillages qu’il teste sur machines, participe à la maintenance lors de grosses pannes machines et met la main à la pâte lorsqu’il s’agit de mener à bien son sujet de fin d’étude à savoir « le rétrofit et l’automatisation d’une pressede 300 tonnes ».. C’est un activiste du BE dont le spectre ici est la conception, la réalisation, l’installation et la réparation.

Pendant ces 3 ans d’apprentissage il est dans l’entreprise comme « un poisson dans l’eau », on pourra dire qu’il « a mouillé le maillot !».

Il est donc embauché au sortir de l’école par Decayeux STI, et 8 jours avant sa soutenance, en septembre 2005, il s’envole pour une petite semaine au Maroc : avec « mon ordi et mon couteau » pour une mission de reconnaissance de ce qui deviendra Decayeux STM : Un atelier de matriçage et d’usinage spécialisé dans la transformation des métaux non-ferreux (Laiton, cuivre, aluminium).

18 ans plus tard, le chiffre d’affaires de DSTM atteint les 83 millions de Dirhams (7,7 millions d’euros)

Nous qui l’avons vu lors de notre voyage des 100 ans au Maroc, on confirme qu’il a bien mis en pratique tout ce qu’il a appris à l’ESFF, notamment grâce aux opportunités de l’alternance. Il est fiable, polyvalent, autonome et costaud pour assumer.

Decayeux STM c’est désormais 80 salariés, 7 presses de forge à chaud de 200 à 1000 tonnes, 6 machines transferts pour l’usinage des grandes séries ; 6 centres d’usinage et 3 tours à commande numérique. Il y a 5 ans DSTM s’est enrichie d’un bureau d’étude et d’un atelier d’outillage, ce qui lui permet de concevoir et de réaliser ses outils en toute autonomie. Plus récemment c’est un atelier de polissage qui a vu le jour.

Tout ceci est rendu possible grâce à une équipe d’encadrement « brillante » qui « travaille dur », mais, « dans la joie et la bonne humeur ».

DSTM, dont les principaux clients sont Siemens, TE Connectivity, Schneider, 3 géants du secteur de l’énergie électrique, est spécialisée dans la sous-traitance, et fournit désormais plus de 70 clients d’horizons très variés (climatisation, robinetterie, serrurerie, sécurité…)

Il mentionne parmi ses profs Robert Portalier « et son moteur de char d’assaut capable de fonctionner à l’huile d’olive », Stucky grand spécialiste des cuivreux et Georges Chappuis pour ses cours de métallurgie fondamentale.

Jérôme nous dit être heureux de vivre son aventure humaine et industrielle au Maroc etconnaît le cap à venir : une route droite et qui ressemble à la courbe d’évolution du CA de ces dix dernières années… en pente raide !

Voici un authentique déraciné qui a fait souche en épousant une Enseignante de l’Université Internationale de Rabat dans ce beau et étonnant pays qui fait route avec une rapide industrialisation, aussi rapide que la notre à fondre.

BONS VENTS à toi Jérôme

PIWI ESFF/h 

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