La PME alsacienne a été sélectionnée par le groupe d’ingénierie espagnol Sener, membre du consortium piloté par le saoudien Acwa qui conduit le projet de centrale solaire Noor III de 150MW, un des plus importants au monde avec des milliers de miroirs.
« Nous avons été contacté en mai 2015 par la société Sener. Et nous avons réussi à décrocher ce contrat de 4 millions d’euros qui va se dérouler sur une durée courte de 4 mois grâce à notre réactivité et parce que nous étions en mesure de l’honorer immédiatement », raconte à L’Usine Nouvelle Luc Maurin directeur général de Fonderie de Niederbronn. La PME a ainsi damé le pion à des entreprises chinoises ou indiennes.
L’investissement de 15 millions d’euros réalisé ces 5 dernières années par l’entreprise dans la modernisation de l’outil de production de la fonderie a été un facteur déterminant pour emporter ce contrat.
La PME alsacienne est spécialisée dans la production de pièces en fonte grise à graphite lamellaire (fonte GL) et sphéroïdal (fonte GS) jusqu’à 750kg. Sa capacité de production est de 30 000 tonnes de fonte grise par an.
Pour son contrat marocain, elle a dû, dans des délais très courts de deux mois faire des essais d’élaboration métallurgiques spéciales afin de trouver la bonne nuance de fonte permettant d’obtenir les résistances souhaitées par le client.
« Suite à cette commande, il y avait un énorme travail de mise au point de tout le process de fabrication et de contrôle. Nous avons à ce titre recruté début janvier 23 personnes qualifiées en service contrôle notamment pour pouvoir répondre à ce contrat », explique Luc Maurin.
La Fonderie de Niederbronn qui a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros avec environ 200 salariés pense porter ce dernier à 29 millions d’euros en 2016.
« A la fin de ce marché, nous continuerons à développer nos activités de fabrication d’appareils de chauffage et de cuves de barbecue et à nous diversifier vers de nouvelles activités comme les compresseurs, les élements d’engins de BTP ou le ferroviaire, » précise Luc Maurin.
Pour rappel, le projet Noor comprend quatre phases dont la première a été inaugurée le 4 février par le roi du Maroc. Les deux premières reposent sur la technologie des capteurs cylindro-paraboliques (miroirs paraboliques) mais Noor III va utiliser une technologie à concentration sur une tour centrale.
Autour de cette tour de 225 mètres de haut vont être disposés 7 400 miroirs de 165 m² chacun sur un rayon de 2 km. Ces miroirs vont concentrer la lumière du soleil sur le réservoir qui se trouve en haut de la tour centrale. La chaleur, en générant de la vapeur, fera tourner les turbines d’un générateur pour produire de l’électricité. Un projet qui rentre dans la stratégie marocaine de développement des énergies renouvelables qui devraient représenter 52% des capacités électriques à l’horizon 2030.
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