Une trentaine d’élèves en première et deuxième années de BTS fonderie ont assuré l’animation de la journée.

Fidèles à une tradition désormais bien établie, les bénévoles de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine métallurgique (ASPM), en partenariat avec le lycée Loritz, de Nancy, se sont retrouvés dimanche 4 octobre à l’ancienne usine du bas de Dommartin-le-Franc pour une nouvelle reproduction de la coulée à l’ancienne.

Une trentaine d’élèves en première et deuxième années de BTS fonderie ont assuré l’animation de la journée. Pour cette démonstration unique en son genre, les étudiants ont été accompagnés par une douzaine de professeurs du lycée nancéen.

Dès l’ouverture des portes en milieu de matinée, les visiteurs ont pu admirer le travail de Jean-Alain Winninger, installé sur la forge d’Emile, outil qui porte ce nom en référence au forgeron qui l’a utilisé pour la première fois. Le forgeron a été entouré de quelques jeunes élèves qui se sont initiés au travail de la forge.

Une coulée au cubilot

En préalable à la coulée proprement dite, les élèves du lycée Loritz ont eu la charge de préparer tous les moules nécessaires à la coulée. Comme l’explique leur professeur Jean-Marc Séjourné et Didier Keck, directeur délégué aux enseignements technologiques, cette coulée au cubilot demeure une expérience exceptionnelle pour ces élèves puisque ce type d’outil n’est plus utilisé dans l’industrie moderne depuis plusieurs décennies.

Après le traditionnel pique- nique, Elisabeth Robert-Dehault, présidente de I’ASPM, a accueilli environ 200 visiteurs venus assister à la coulée au cubilot. Au cours de ses interventions, la présidente a donné de nombreuses explications sur ce qu’était le travail des employés de fonderie, les techniques utilisées à l’époque et tout le processus du travail de la fonte.

Enfin, la fonte ayant atteint la température souhaitée, environ 1 300°C, les fondeurs du jour ont procédé à la coulée. Parmi les pièces réalisées se trouvent des contrepoids pour le Festival de la photo animalière de Montier, un pied de banc pour un adhérent, ainsi que deux plaques de cheminée de locomotives destinées au musée du train de Mulhouse, et plusieurs autres objets.

De notre correspondant

André Michel