La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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lundi 06 Oct, 2014
Catégorie : Au hasard

De la rencontre surgit la découverte.Saint Jean de Braye (45)

Grâce à la gentillesse et aux gestes précis d’Estelle Moreau, élève ingénieur au beau parcours, le moulage sera mené à bien. Une coulée sans problème assurée par Max, et le petit bronze, une fois terminé, sera offert à la ville de St Jean de Braye. Ville natale du sculpteur, qui, tout au long de l’année 2015, célèbrera le centenaire de la mort d’Henri Gaudier-Brzeska.

Avoir la main heureuse et gagner la reproduction du célèbre « Oscar » hollywoodien m’aura aussi donné l’occasion de rechercher le nom de son sculpteur. C’est l’américain George Stanley qui réalisa l’original en 1929.

Pour en savoir davantage sur Henri Gaudier-Brzeska

Henri Gaudier est né en 1891 à St Jean de Braye (Loiret), dans une famille modeste, son père est menuisier-charpentier. Elève doué et intelligent il suit sa scolarité à l’école du village puis à Orléans. Il s’intéresse déjà beaucoup au dessin.

Son père voulait qu’il fasse du commerce, il commence des études de comptabilité et, en 1908, à 17 ans, obtient une bourse pour aller étudier en Angleterre. A son retour en 1909 il ne veut pas reprendre des études commerciales. Il s’installe à Paris, gagne sa vie tant bien que mal en faisant des traductions, de la sténographie et commence à s’intéresser à la sculpture mais il continue toujours à dessiner beaucoup. Il fréquente les milieux anarchistes et fait la connaissance, en 1910, de Sophie Brzeska, elle est polonaise, anarchiste, a des ambitions artistiques : elle veut écrire. Sophie a 39 ans, le double de l’âge d’Henri.

En octobre 1910 le couple insolite vient s’installer quelques temps à St Jean de Braye où éclatera un mini scandale, puis repart pour Paris.

Pas question pour lui de faire son service militaire et pour échapper à la conscription le couple part à Londres en 1911. A cette époque ils décident d’accoler leurs deux noms et Henri signera ses œuvres Gaudier-
Brzeska.

A Londres Henri commence à fréquenter les milieux artistiques et fait la connaissance de journalistes. Il y fera en 1913 une rencontre capitale avec Ezra Pound, un érudit, poète américain, qui révèlera Gaudier à lui-même et l’entraînera sur la voie du modernisme. Entre juillet 1913 et juillet 1914 seront réalisées ses sculptures les plus importantes.

Alors qu’il commence à être connu et qu’il expose à Londres, la guerre éclate. Il ne se sent d’abord pas concerné, mais le bombardement de la cathédrale de Reims le 19 août 1914 lui provoque un choc, à la suite duquel il décide de rentrer en France et de s’engager.

Le 5 juin 1915 il est tué, au cours de la bataille de l’Artois, d’une balle en pleine tête.

Son œuvre se trouve maintenant dans des musées en Angleterre, aux Etats-Unis, en France au musée Pompidou et au musée des Beaux-Arts d’Orléans.

Zone de commentaire !

2 commentaires pour : "De la rencontre surgit la découverte.Saint Jean de Braye (45)"

  1. Gaston couté , un poète beauceron de la même époque possède sa statue en pierre à Meung sur Loire citée voisine bien connue des fondeurs.

    Deux anarchistes de talent Gaudier et Couté, un peu comme notre ami Tachot qui abandonne son atelier de Saran pour soigner sa santé.

    « Haut les Cœurs » Fréderic!!!comme dit Piwi

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