Automobile : tous les principaux constructeurs dans le rougeen mars
Les immatriculations ont baissé de 15 % le mois dernier. Avec des reculs inhabituels pour certaines marques.
Par Lionel Steinmann Publié le 1 avr. 2025
Une chute de 14,5 % en mars, et de 7,8 % sur un an pour l’ensemble du premier trimestre : le marché automobile français continue de traîner sa langueur en ce début d’année, sans qu’un rebond à court terme soit envisageable. 153.842 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, d’après les données publiées ce mardi par la Plateforme automobile (PFA).
Selon les analystes de AAA Data, l’activité avait été soutenue en février (mois qui s’était soldé par une baisse de 0,7 %) par les changements de barème pour le bonus et le malus écologique. Certains clients avaient anticipé leurs achats pour profiter du précédent barème, plus favorable. Ces immatriculations font aujourd’hui défaut.
Baisses inhabituelles
Tous les acteurs du marché – en tout cas tous ceux dont la PFA pointe les scores mois après mois – voient leurs ventes reculer. Certains constructeurs ont accusé des baisses inhabituelles le mois dernier, ce qui laisse penser qu’ils se sont activés pour immatriculer certains de leurs modèles le mois précédent. Les immatriculations de Mercedes dégringolent de 48 %, et celles de la marque BMW de 36,5 %. Ford n’est pas à la fête non plus (-31 %), tout comme Hyundai (-28 %).
Le groupe Toyota, qui a brillé l’an dernier, cherche son deuxième souffle, avec une chute de 16 % sur le mois et de 6 % sur les trois premiers mois de l’année. Stellantis, de son côté, n’a toujours pas enrayé son déclin. Le constructeur franco-italo-américain enregistre un nouveau recul de 17 % en mars, qui l’amène à -13,5 % sur l’ensemble du premier trimestre, et une part de marché en baisse de deux points sur un an.
Pour Tesla, la glissade est plus récente, mais la pente est plus forte. Le spécialiste de l’électrique a accusé le mois dernier une nouvelle baisse de 37 % de ses immatriculations, alors que les fins de trimestre marquent d’ordinaire chez lui un pic d’activité. Le recul atteint 41 % sur un an sur le premier trimestre.
Dans ce marasme, Renault tire son épingle du