Saint-Étienne Creusot-Loire, Ascométal… L’usine du Marais a fait vivre des aciéristes « aux mains d’or » durant 160 ans
La Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint-Étienne a été l’un des fleurons de l’industrie stéphanoise durant presqu’un siècle avant de péricliter dans les années 1970, pour fermer définitivement ses portes fin 2025.
Fondée en 1865, l’usine du Marais a vu se succéder des générations d’ouvriers. Au gré des fusions et des restructurations, elle s’est appelée CAFL, Creusot-Loire, Ascométal.
Le Progrès lui consacre une série durant l’été. Dans ce premier volet, nous revenons sur les dates clés de cet établissement qui a traversé trois siècles et comment l’espace qu’il a occupé s’est aujourd’hui reconverti.
Des 40 hectares qu’occupait l’usine du Marais, au début des années 1950, il ne reste aujourd’hui plus qu’une modique parcelle de 5 000 m². Des 1 600 aciéristes qui travaillaient sur le site, il y a 75 ans, il n’y a plus âme qui vive en 2026. Les bâtiments industriels ne sont plus que des carcasses qui attendent d’être désossés : un permis de démolir placardé à l’entrée de la société a été délivré par la Ville.
Le portail est verrouillé à double tour. Le site porte le sigle de NovAsco, le nom de l’ultime repreneur dont la liquidation judiciaire a été prononcée en novembre 2025. Ascométal, Creusot-Loire, la CAFL, Barrouin… On remonte le temps de cette usine emblématique.













