Les fonderies liégeoises Marichal Ketin font aveu de faillite, 140 personnes perdent leur travail
À Sclessin, le rideau est tombé à la fonderie Marichal Ketin. Depuis plus d’un siècle, cette société façonnait des cylindres pour laminoirs. Sans repreneur et avec des finances au bord de l’asphyxie, l’entreprise a dû déclarer faillite. Le bilan social est lourd : 140 travailleurs restent sur le carreau.Par Chloé Hannon avec Belga
En l’absence d’offre concrète dans les délais requis par la procédure judiciaire et dans un contexte de trésorerie extrêmement tendu, les fonderies liégeoises Marichal Ketin ont fait aveu de faillite. L’entreprise l’a annoncé mercredi soir. Les 140 emplois du site de Sclessin vont passer à la trappe.
Pas de repreneur
« La situation de Marichal Ketin était très inquiétante depuis des années« , commente Stéphane Breda, président les Métallos à la FGTB. La société avait déjà été placée sous procédure de réorganisation judiciaire en février dernier, « malgré des efforts significatifs de transformation interne et le soutien de ses actionnaires« , précise l’entreprise.
« Dans ce cadre, un processus actif de recherche de repreneurs a été mené, incluant des discussions avancées avec plusieurs acteurs industriels susceptibles d’assurer la continuité de tout ou partie des activités« , ajoute la fonderie. « Malgré l’intérêt manifesté et les efforts déployés, les deux candidats potentiels les plus avancés ont récemment décidé de ne pas poursuivre le processus« , ajoute-t-elle
140 emplois perdus
Le bilan social est lourd : 140 travailleurs perdent leur emploi, « des travailleurs qui parfois ont fait 40 ans dans cette firme et ont donné beaucoup ces dernières années« , regrette le syndicaliste Stéphane Breda.
C’est très difficile à vivre en ne sachant pas de quoi demain est fait.
« Il y a évidemment pas mal de compétences dans cette entreprise et donc c’est le seul côté un peu rassurant de se dire ce sont des travailleurs qui, je l’espère, pourront retrouver rapidement un emploi », poursuit Stéphane Breda, dont craintes portent sur des profils qui ont déjà une longue carrière derrière eux. « Il y a aussi des travailleurs qui ont fait toute leur carrière là et vous le savez comme moi que pour une entreprise, engager un travailleur de plus de 55 ans, même si on nous dit qu’il faut travailler jusqu’à 67, c’est parfois très compliqué. »

