ARME DE DESTRUCTION MASSIVE
Il fallait voir la meute des ingénieurs de Porsche venant dans mes ateliers pour apprécier le process de fabrication des culasses de la Cayenne Turbo.
Il fallait voir les métallurgistes de Bosch Stuttgart chercher à comprendre comment nous fabriquions leurs premiers ABS en grande série avec zéro défaut.
Il fallait voir les dirigeants des achats de Mercedes et AMG admirer nos lignes de fabrication entièrement automatisées assembler les carters de leurs puissants moteurs.
Il fallait le voir, et bien d’autres clients prestigieux encore, pour comprendre la force magnifique de l’industrie française lorsque le génie des ingénieurs français couplé aux meilleurs techniciens et ouvriers de nos fonderies faisait pâlir de jalousie leurs homologues des pays pourtant également fortement industrialisés.
Nous étions les meilleurs.
Mais hélas le dogmatisme est passé par là.
Les 35h, les délocalisations massives sauvages sans règles, les discours anti industrie, les incitations à faire des études générales vouées à des impasses professionnelles plutôt que des filières techniques bien rémunérées, le cynisme et la trahison d’une génération de décideurs scientifiquement ignares, ont détruit plus sûrement notre industrie qu’une bombe atomique n’aurait réduit en cendres nos superbes usines transformées en ferrailles pour les casseurs.
Aujourd’hui la réindustrialisation s’apparente à une litanie de discours vides, d’anglicismes creux, de shows médiatisés pour happy few, de bouquins qui expliquent ce que nous savions déjà, mais de génie point.
Cette arme de destruction massive de notre pays qu’est la désindustrialisation à effondré notre puissance et notre capacité à être craints.
Cette arme de destruction massive de notre pays qu’est la désindustrialisation à effondré notre puissance et notre capacité à être craints.
Nous étions regardés comme des seigneurs de l’industrie, nous sommes aujourd’hui en queue du peloton.
Mais la flamme qui a vécu dans les générations d’ingénieurs de techniciens et d’ouvriers qui ont fait notre puissance va se transmettre aussi sûrement que la flamme olympique, c’est un long parcours mais le renouveau arrivera.
Mais la flamme qui a vécu dans les générations d’ingénieurs de techniciens et d’ouvriers qui ont fait notre puissance va se transmettre aussi sûrement que la flamme olympique, c’est un long parcours mais le renouveau arrivera.
C’est dans nos gènes, nous sommes des inventeurs.
PATRICK BELLITY ESFF

Il fallait voir la horde des ingénieurs américains d’Harley Davidson débarquant dans mon usine pour valider le process de fabrication des culasses du V-Rod.