La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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mardi 16 Juin, 2015
Catégorie : Qui est qui

30 ans de carrière à la Fonderie Mayennaise

Pour l’autre moitié des salariés, c’est la fin d’une belle histoire. Jacky Tridon a passé 39 ans au sein de l’entreprise, « un monument industriel » comme il aime à l’appeler. Il a débuté sa carrière à 16 ans, à la serrurerie Gonnet à Mayenne avant de partir exercer différents métiers au Mans. « En 1976, j’étais en recherche d’emploi et j’ai été embauché à la Fonderie comme opérateur de parachèvement », explique l’ancien ouvrier. Puis, progressivement Jacky Tridon a gravi les échelons jusqu’à devenir directeur de production. « Une belle ascension que je dois, comme beaucoup d’autres, à Jean Frachet, ancien directeur.

Créée en 1904, la Fonderie de Brives a été reprise une première fois en 1999. En 2007, alors qu’il était responsable parachèvement et délégué du 2e collège, Jacky Tridon s’est battu aux côtés de ses camarades pour sauver l’entreprise. « La société avait été placée en redressement judiciaire. On savait que le groupe Grifs allait être racheté par des Chinois qui laissaient miroiter que Mayenne serait la plaque tournante du groupe. Au lieu de ça, en réunion, nous avons compris que Mayenne devait disparaître. » N’ayant aucune envie de voir l’entreprise où il avait passé tant d’années, finir aux oubliettes en laissant tous ses salariés sur le carreau, Jacky Tridon et quelques autres ont contacté des fonderies « pour nous reprendre ».

C’est finalement Gérard Tual, qui avait été sollicité pour mener à bien la cellule de reclassement pour 40 salariés, qui a repris l’entreprise. « On a vécu un mois et demi très mouvementé », assure Jacky.
Huit ans après ce dur combat, « qui aurait dû être une fierté », le sort de la Fonderie mayennaise est scellé et avec lui celui de ses salariés.
De ses 39 ans passés dans le bruit, la poussière, la chaleur ou le froid à soulever de la fonte à longueur de journée, Jacky Tridon ne regrette que la fin « à un an et demi de la retraite. »

Il gardera en mémoire le combat social de Jean Frachet,(ESFF) celui de Gérard Tual « qui jusqu’au bout s’est battu pour l’entreprise », mais aussi le soutien de Michel Angot, maire de Mayenne. « Il a beaucoup fait pour nous et a tenté de sauver nos emplois comme peu de maires l’auraient fait », conclut l’homme désemparé.
Avant de passer à autre chose, peut-être consultant pour une entreprise en production, Jacky Tridon a besoin de temps pour « passer l’éponge ».

Mots clés : Fonderie Mayennaise,

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