Lakshmi Mittal et Arcelor, vingt ans après : l’acier trompé
Depuis l’OPA sur Arcelor en 2006, Lakshmi Mittal promettait un nouvel avenir à la sidérurgie européenne. Vingt ans plus tard, entre hauts fourneaux à l’arrêt, suppressions d’emplois et délocalisations, ces promesses semblent bien lointaines.
« Il n’y aura pas de plan de restructuration, de licenciements collectifs ou d’autres plans de réduction de personnel chez Arcelor dans l’Union européenne. » En juin 2006, au moment de son offensive boursière contre Arcelor, Lakshmi Mittal se veut rassurant. L’OPA hostile qui donnera naissance au géant ArcelorMittal est alors présentée comme l’ouverture d’un nouvel âge industriel pour la sidérurgie européenne.
À l’époque, en 2005, Mittal incarne la mondialisation triomphante : le magazine Forbes le classe troisième fortune mondiale. Fils d’industriel indien, il a bâti sa fortune en rachetant une aciérie en faillite en Indonésie, sous la dictature de son ami Suharto….

