La fonderie et Piwi

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Par : piwi
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dimanche 11 Jan, 2026
Catégorie : Actu flash

La fonderie sous pression de Strasbourg va fermer

Lâché par l’allemand ZF et sans nouveaux débouchés, le fabricant de boîtes de vitesses automatiques Dumarey Powerglide va fermer son usine de Strasbourg

La direction de l’équipementier Dumarey a annoncé le 7 janvier aux représentants des salariés un plan de licenciement qui sera échelonné de juin à décembre, avant une fermeture de l’usine de Strasbourg (Bas-Rhin). L’équipementier avait perdu en 2024 son principal client, l’équipementier allemand ZF.

Usine de Punch Powerglide à Strasbourg

Le site Powerglide de Strasbourg a été construit dans les années 60 par General Motors.

Les 320 salariés de l’usine Dumarey Powerglide de Strasbourg (Bas-Rhin), qui fabrique des boîtes de vitesse automatiques, ont appris le 8 janvier la fermeture du site d’ici la fin de l’année 2026.

248 personnes avaient déjà été licenciées en 2024 suite à l’arrêt de la production d’une boîte 8 vitesses pour l’équipementier allemand ZF, qui représentait 85% du chiffre d’affaires. Depuis, l’entreprise n’a pas réussi à relever la tête.

Dumarey Powerglide à Strasbourg : symbole des fragilités industrielles européennes

La situation du site industriel Dumarey Group Powerglide de Strasbourg, dont la fermeture est programmée en 2026, illustre les difficultés profondes que traverse aujourd’hui la filière automobile européenne. Ce site historique, fondé en 1967 et repris par le groupe belge Dumarey en 2013, emploiera jusqu’à 320 salariés directement concernés par cette décision.

🔹 Une activité pourtant stratégique
Dumarey Powerglide fabrique des transmissions automatiques et des composants mécaniques de précision destinés aux véhicules thermiques, hybrides et électrifiés : arbres, pignons, engrenages et sous-ensembles de boîtes de vitesses.

Le site travaillait principalement pour de grands donneurs d’ordre automobiles, notamment ZF Group, équipementier allemand majeur, qui représentait jusqu’à 80 à 90 % des volumes produits à Strasbourg.

🔹 Les causes d’une situation critique
Plusieurs facteurs se combinent :
▪︎ Une dépendance excessive à un client unique, avec la perte progressive des commandes de ZF, qui a fortement fragilisé le modèle économique du site.
▪︎ Une transition vers l’électrique plus lente qu’anticipé : malgré près de 80 millions d’euros d’investissementspour adapter l’outil industriel à de nouveaux composants pour véhicules électrifiés, les volumes attendus n’ont pas été au rendez-vous.
▪︎ Un marché automobile européen en net ralentissement, marqué par des reports d’investissements et une pression accrue sur les coûts.

🔹 La concurrence déloyale, facteur aggravant
Dumarey pointe également la montée en puissance de sociétés chinoises implantées en Europe, capables de proposer des composants équivalents à des prix inférieurs de près de 30 % à ceux des industriels européens. Cette différence s’explique par des coûts de production plus faibles, une forte intégration verticale et des soutiens publics massifs dans leur pays d’origine.

🔹 Un impact humain et territorial majeur
Après plusieurs plans sociaux successifs, la fermeture annoncée menace l’écosystème industriel local et rappelle la vulnérabilité des sites européens face à une concurrence mondialisée et parfois asymétrique.

🔹 Un enjeu collectif
Le cas Dumarey dépasse Strasbourg. Il interroge la capacité de l’Europe à protéger ses industriels stratégiques, à accompagner la transition électrique sans casser la chaîne de valeur locale, et à instaurer des règles de concurrence équitables.

👉🏻 La transition ne peut réussir sans stratégie industrielle solide, cohérente et protégée.

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