Jour 31 après la liquidation.
Celui des dirigeants quand l’entreprise vacille. Un silence qui commence bien avant la chute.
Celui où la trajectoire ne colle plus au prévisionnel. Où la trésorerie devient une obsession. Où les banques demandent des plans. Où les équipes sentent que quelque chose fatigue… sans pouvoir le nommer.
Et où le dirigeant se retrouve seul face à des décisions impossibles. Seul avec la responsabilité de choisir le moindre mal.
Ces moments-là se vivent à huis clos. Tant que « ça tient encore », l’omerta est totale. Et quand ça craque, il est souvent trop tard pour reconstruire sereinement.
Pourtant, gérer une entreprise en tension n’a rien d’exceptionnel. C’est un métier à part entière. Complexe. Technique. Émotionnel. Stratégique.
Une compétence que beaucoup de dirigeants acquièrent non pas dans les livres, mais à l’épreuve du feu, au plus près du réel. Et contrairement aux idées reçues, il existe presque toujours plusieurs chemins.
Céder. S’adosser. Changer d’actionnariat. Transformer. Ou parfois, s’arrêter proprement. C’est le choix que j’ai fait. Et je l’assume pleinement.
Si certains d’entre vous traversent une période difficile, ressentent des signaux faibles, doutent, hésitent, s’interrogent…
Vous n’êtes ni seuls, ni isolés, ni « hors-norme ». Ça arrive. À des dirigeants compétents. Engagés. Responsables.
Et ça mérite d’être regardé en face. Parlé. Accompagné.
Alors, si un dirigeant a besoin d’un miroir, d’un avis extérieur ou simplement d’un échange confidentiel… je répondrai toujours.
Parce qu’il y a une vie après la liquidation. Et personne ne devrait traverser ça en solitaire.
Quant à moi, je suis désormais tourné vers la suite. Et la suite sera belle. Avec de l’envie. De l’énergie. De l’audace. Et une combativité intacte.
La valeur d’un dirigeant ne disparaît jamais avec une entreprise. Elle se révèle dans ce qu’il fait après.

Il y a un silence dont on ne parle jamais.