La fonderie et Piwi

MENU
Par : piwi
4
0
dimanche 01 Fév, 2026
Catégorie : Selon la presse

FDB :« Un sentiment de gâchis industriel » 

« Un sentiment de gâchis industriel » : Gaëlle Le Stradic réagit à l’arrêt temporaire de la Fonderie de Bretagne

La Fonderie de Bretagne a stoppé sa production pendant huit semaines, jeudi 29 janvier 2026, à la suite de l’incendie survenu il y a une dizaine de jours. Gaëlle

Gaëlle Le Stradic, tête de liste de Lorient Ensemble, a réagi à l’annonce du jeudi 29 janvier 2026 : la production de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, est stoppée pendant huit semaines.
Gaëlle Le Stradic, tête de liste de Lorient Ensemble, a réagi à l’annonce du jeudi 29 janvier 2026 : la production de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, est stoppée pendant huit semaines. (Archives Le Télégramme/Laurie Bosdecher).« Depuis plusieurs mois, voire années, les salariés de la Fonderie de Bretagne vivent dans une incertitude permanente. (…) Le récent incendie survenu sur le site, suivi d’une fermeture administrative décidée par la Dréal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), constitue un nouveau coup dur pour les salariés. Si cet incident reste, à ce stade, marginal sur le plan industriel, il illustre cruellement la fragilité d’un outil de production déjà affaibli et la nécessité absolue de sécuriser les installations, les investissements et la stratégie industrielle », écrit-elle.

Fonderie de Bretagne, un outil de souveraineté militaire menacée !

Par une question écrite déposée à l’Assemblée nationale, François Ruffin interroge la ministre des Armées : allez-vous laisser les financiers décider du sort de la Fonderie de Bretagne, outil de souveraineté pour notre industrie de Défense ?

 

 

La Fonderie de Bretagne située près de Lorient a produit pour l’industrie automobile, et pour Renault, durant des décennies. Mais à partir de 2024, ce donneur d’ordre, pourtant à l’origine de la Fonderie, l’a abandonné, pour délocaliser sa sous-traitance. Résultat : un redressement judiciaire et la mise au chômage technique de près de 300 salariés.

Un repreneur est apparu : Europlasma, arrivé grâce à l’aide de l’Etat et des collectivités locales. Avec un projet, soutenu par votre ministère : convertir cet outil pour l’industrie de Défense, notamment pour la fabrication d’obus.

Ce repreneur promettait des investissements de 15 millions d’euros sur trois ans, et la production de 250.000 dès 2025. Or depuis la reprise en avril 2025, les salariés ne voient rien venir : « Depuis plusieurs semaines, nos doutes se confirment. Nous n’avons produit aucun obus, zéro », nous alerte la CGT du site. « On est encore en activité très partielle. Et on ne voit pas la volonté d’Europlasma de véritablement investir dans l’outil industriel. »

Nous parlons là d’un secteur hautement stratégique. A l’heure où le mot de « souveraineté » est dans toutes les bouches, se retrouve dans tous les discours, l’Etat devrait s’inquiéter de la situation de la Fonderie de Bretagne et de ses 260 salariés : doit-on laisser leur sort entre les mains de financiers ? Pourquoi ne mettre cette entreprise dans le giron de Thalès, le nouveau donneur d’ordre ? Pourquoi ne pas nationaliser, au moins temporairement, pour (re)construire la filière ?

A minima : allez-vous mettre en place un comité de suivi des investissements promis par le repreneur Europlasma ?

François Ruffin

 

Zone de commentaire !

0 commentaires pour : "FDB :« Un sentiment de gâchis industriel » "

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Dernières publications


Toutes nos catégories

Articles par années

Les partenaire de Piwi