VIDÉO – « C’est très visuel, très cinématographique » : un film tourné dans la plus ancienne fonderie de France primé
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Au concours « Usine en lumière », un réalisateur a reçu le prix coup de coeur du jury pour un court-métrage tourné dans la fonderie Gillet à Albi. L’occasion pour François Sers, le producteur, de mettre en lumière ce maillon industriel et de contribuer au développement du cinéma en Occitanie.
Faire dialoguer la technologie et le travail de l’homme. C’est le sens d’un court-métrage, baptisé Malleus. Le film produit dans le Tarn a remporté le coup de coeur du jury au concours “Usine en lumière”, organisé par la Société d’encouragement pour l’industrie nationale. L’inspiration, François Sers, le réalisateur, l’a trouvée dans la plus ancienne fonderie de France, fondée en 1687 à Albi.
« Tout est réuni pour tourner un film ici »
La fonderie Gillet, née en 1687, est un lieu unique. Elle a été reprise par ses salariés en décembre 2014 sous la forme d’une SCOP. Aujourd’hui, l’entreprise fabrique des pièces mécaniques pour la SNCF ou encore le secteur de la Défense. Le lieu est incandescent.
« Les flammes, ça représente vraiment l’imagerie de la fonderie. Il y a quand même quelque chose de spectaculaire à voir ces flammes-là. Et c’est très visuel, très cinématographique. En fait, tout est réuni pour pouvoir tourner un film ici », raconte François Sers. Et pour les employés de cette fonderie, ce film est aussi une occasion de faire découvrir leur métier.
« Les images sont magnifiques, elles montrent effectivement la dureté de ce métier. Et nous, on aime bien le mettre en valeur parce que des fonderies, il y en a de moins en moins en France alors que c’est un métier qui est aujourd’hui indispensable. On ne peut pas se passer des fonderies pour les 20 ou 30 prochaines années. Et donc, de pouvoir le mettre en valeur, et d’intéresser les jeunes, c’est aussi le but« , estime le directeur général de la nouvelle fonderie Gillet, Nicolas Pomarède.
Des films sur « des sujets de valeur »
François Sers a monté sa société de production il y a quatre ans et s’est installé à Albi. « L’idée initiale de Bon Sens Production, c’est d’ancrer une structure audiovisuelle et cinématographique dans le paysage rural, ici dans le Tarn, détaille-t-il. Et de poursuivre l’effort amorcé par Toulouse, Montpellier, de développer le cinéma ici en Occitanie. Et nous, on s’inscrit dans cette démarche, à la fois avec des sujets de valeur, des sujets locaux, mais qui ne soient pas régionalistes, qui soient ouverts sur le monde.
Ce prix au concours Usine en lumière peut être un tremplin pour François Sers. « C’est 10 ans de travail récompensé, ça met en valeur le territoire, et je suis très attaché à ça. Ca donne aussi de la crédibilité à Bon Sens Production, et ça ça me rend joyeux« , confie-t-il encore. Les projets sont d’ores et déjà nombreux pour ce réalisateur, déjà auteur d’un premier long métrage.
