Après 120 ans d’histoire, une page se tourne : les vestiges de la fonderie d’Abilly vendus aux enchères
Ferrailleurs, fondeurs indépendants et industriels étaient présents, lundi 23 mars 2026, à Abilly, près de Descartes, pour acquérir aux enchères les restes d’un fleuron local. Au cœur de l’usine vidée, chacun est venu chercher un morceau d’un savoir-faire désormais disparu, dans une ambiance de fin de règne.
À l’ambiance déjà pesante d’une liquidation, s’est ajoutée la peine de deux cambriolages à la fonderie d’Abilly (1). Un préjudice qui s’est ressenti lors de la visite préalable à la vente aux enchères du matériel et outillages, lundi 23 mars 2026 au matin. « Certains équipements ont été vandalisés, le matériel a perdu de sa valeur », constate cet acheteur venu du Lot-et-Garonne devant une grenailleuse industrielle dépourvue de son tableau électrique.
« Désolé, mais là, il faut que l’on termine notre visite. On a une heure et il faut que l’on soit prêt pour la vente à 14 h », glisse l’une de ses collègues, catalogue en main, en s’éclipsan… [Cet article a été tronqué. Abonnez-vous pour lire l’article complet sur notre site.]
« Ils ont tout coupé » : le désarroi de l’ancien patron de la fonderie d’Abilly, victime de vols après sa liquidation
Deux cambriolages en quelques semaines, cinq tonnes de cuivre volées, 40.000 € de préjudice : la fonderie d’Abilly, près de Descartes, liquidée début février, a été la cible de voleurs organisés alors même que la vente aux enchères des outils et du matériel a lieu ce lundi 23 mars 2026.
La fonderie d’Abilly, fermée depuis sa liquidation le 6 février 2026, a subi deux cambriolages en l’espace de quelques jours, fin février. Les voleurs, déterminés et bien informés, ont dérobé près de 5 tonnes de cuivre – câbles, fours et transformateurs – causant un préjudice estimé à 40.000 €. « Ils ont tout coupé, même les gros câbles d’alimentation EDF », confie Arnaud Hermant, ancien dirigeant du site.


